Œuvre de René Magritte intitulée "Décalcomanie" et datant de 1966.

Pourquoi le cogito de Descartes n’impressionne pas un méditant ?

« Je pense, donc je suis ». Voilà bien une phrase qui rend le pratiquant de la méditation perplexe et particulièrement l’occidental nourri, qu’il le veuille ou non, au biberon du cartésianisme. Alors, oui, un méditant ne dira jamais « je pense, donc je suis ». Voyons cela de plus près.
Photographie d'une statue de Barbara levant la mains au ciel

La présence est amour !

Il y a 21 ans disparaissait Barbara. Mais comment se fait-il que, après les longs mois d’hommages rendus un peu partout l’an dernier, notamment à la Philharmonie de Paris par la très belle exposition réalisée par la petite-fille du photographe Robert Doisneau, Clémentine Deroudille, je reçoive, aujourd’hui encore, nombre de messages rappelant cet anniversaire ? Qu’avait donc cette femme pour être toujours présente à ceux qui l’ont aimée ?
Photographie de Sharon Salzberg lors d'une interview avec Marie-Laurence Cattoire

À lire sur la méditation : "Comment s’ouvrir à l’amour véritable"

Sharon Salzberg est probablement l’enseignante qui a le plus œuvré à faire connaître les pratiques d’amour bienveillant en Occident. Formée dès l’âge de 18 ans par de grands maîtres tibétains, indiens et birmans, elle effectue, en 1983, une longue retraite de méditation dédiée aux pratiques de bienveillance (Maïtri). Elle en revient convaincue que la bienveillance est la réponse au malaise et au mal-être occidental.
Tableau de Paul Cézanne intitulé "Verre et pommes" peint entre 1879 et 1880.

Pratiquer comme Cézanne peint une pomme et retrouver notre place dans le monde

« Le grand effort de Cézanne a consisté à éloigner la pomme de lui, pour ainsi dire, afin de la laisser vivre sa vie propre. Ce n’est pas grand-chose en apparence ; pourtant c’est depuis plusieurs milliers d’années le premier vrai…
Tableau de Joan Miró intitulé "Constellation chant du rossignol à minuit et la pluie matinale" et datant de 1940.

Quelques impressions de retraite

En retraite de méditation pour quelques jours, les conditions étaient propices pour partir en éclaireur. Voici donc quelques impressions de pratique qui témoignent d’une expérience que nous faisons tous sur le coussin...
Portrait de Jean Genet par Alberto Giacometti.

Aimer ce qui ne nous plaît pas

Le stage 3 sur la bienveillance est pensé et structuré de manière très précise et je trouve qu'il est bon, dans le quotidien, de parfois se souvenir de cette structure. Nous commençons par une journée entière consacrée à la bienveillance. Puis, une journée entière consacrée au thème Entrer en amitié avec soi, si crucial pour nous selon Fabrice Midal. Et c’est seulement le lendemain que nous entrons dans les pratiques traditionnelles de compassion.
Dessin montrant l'évolution du singe à l'homme.

Méditation et science : l’évolution comme dérive naturelle

En lisant le livre de Francisco Varela, L’inscription corporelle de l’esprit, je me suis rendu compte à quel point mon rapport au monde était subtilement influencé par les théories classiques de l’évolution et qu’une toute autre perspective était envisageable qui pouvait changer radicalement ma façon d’être au monde.
Tableau de Pierre Bonnard intitulé "Fenêtre ouverte sur la Seine à Vernonnet".

Pratiquer la Bienveillance et retrouver l'ampleur de la Présence

Lors du stage « Découvrir et pratiquer la bienveillance » nous sommes littéralement plongés dans les pratiques de contemplation. Au cas où cela nous parle, et que nous souhaitons que la bienveillance prenne racine dans nos cœurs, il est conseillé de poursuivre chez soi, en se laissant guider à l’aide du coffret de Fabrice Midal Méditations sur l’Amour bienveillant.
Tableau de Joan Miró, intitulé "Escargot, femme, fleur, étoile", peint en 1934.

Le chemin d’humilité de Joan Miró,

Lors d’un entretien qu’on peut entendre à l’occasion de la très belle exposition consacrée à Joan Miró au Grand Palais (du 3 octobre 2018, au 4 février 2019), celui-ci déclare qu’il ne donne jamais de titre à ses tableaux avant de les avoir conçus. Les découvrant lui-même après les avoir réalisés, c’est alors seulement qu’il peut leur donner un nom, comme à un bébé, explique le peintre, qu’il nommerait, après en avoir identifié les caractéristiques les plus propres.