Portriat de Betsy Parayil-Pezard

Punk Mindfulness et engagement social 1/2

Américaine émigrée en France il y a 18 ans, Betsy Parayil-Pezard est la co-fondatrice de Mindfulness Solidaire, une association promouvant la pratique de la méditation auprès de personnes en difficulté, en particulier en prison et dans les centres de sans-abris, ainsi qu’au personnel de ces établissements. Elle a également écrit le livre « Méditer c’est se rebeller » qui parle de la « punk mindfulness » (éd. Marabout). Intrigué par ce titre et par son travail, j’ai souhaité la rencontrer afin d’en savoir plus sur son rapport à l’engagement propre à la pratique de la méditation et sa transmission.
Photographie de Francisco Varela

Méditation et science : l'inscription corporelle de l'esprit

Dans son livre, L’inscription corporelle de l’esprit, Francisco Varela, biologiste et chercheur en neurosciences, disparu en 2001, analyse l’évolution des sciences cognitives. Les sciences cognitives ont pour objet de décrire, d’expliquer, voire de simuler les processus de la connaissance.
Photographie d'un écureuil au milieu d'une frondaison

Méditer, rafraîchir son regard sur le monde

Il y a quelques semaines j’étais en week-end à la campagne avec mon époux. Un de ses plaisirs est d’aller nous acheter de la brioche fraîche le dimanche matin. La boulangerie est à 200 mètres de la maison. Je me lève quelques minutes après lui, pour préparer un café bien chaud.
Photographie d'une corneille par Masahisa Fukase

Un bref instant de vie

Il y a environ deux semaines, je pars en voiture de chez moi. Je traverse le village puis prends la route qui mène vers Genève. Un trajet si connu que je roule distraitement, mon esprit est partagé entre la conduite, la radio et toutes sortes de préoccupations. Et pourtant, malgré mon enfermement total dans ce petit univers hermétiquement clos, quelque chose vient faire effraction et ouvrir une brèche.

du haïku au pop – la forme est beat

Du bouddhisme mahayana, les Beat retinrent : la compassion comme fraternité, la méditation comme approche du silence, la relative réalité du monde comme un émerveillement. Et ils accueillirent la notion du vide ultime sur lequel repose toute manifestation, avec la joie du forçat qui voit s’écrouler les murs de sa prison.
Tableau du Caravage datant de 1605-1606 représentant Saint Jérôme écrivant.

Un corps pensant !

Tel est le Saint Jérôme écrivant de Caravage ! Si vous voulez avoir sous les yeux ce que signifie la synchronisation du corps et de l’esprit préconisée par Chögyam Trungpa, allez vite voir ce tableau au Musée Jacquemart-André ! Saint Jérôme est le saint patron des traducteurs, celui à qui l’on doit la Vulgate, c’est-à-dire la traduction de la Bible en latin, à partir du Grec et de l’Hébreu.
Œuvre de René Magritte intitulée "Décalcomanie" et datant de 1966.

Pourquoi le cogito de Descartes n’impressionne pas un méditant ?

« Je pense, donc je suis ». Voilà bien une phrase qui rend le pratiquant de la méditation perplexe et particulièrement l’occidental nourri, qu’il le veuille ou non, au biberon du cartésianisme. Alors, oui, un méditant ne dira jamais « je pense, donc je suis ». Voyons cela de plus près.
Photographie d'une statue de Barbara levant la mains au ciel

La présence est amour !

Il y a 21 ans disparaissait Barbara. Mais comment se fait-il que, après les longs mois d’hommages rendus un peu partout l’an dernier, notamment à la Philharmonie de Paris par la très belle exposition réalisée par la petite-fille du photographe Robert Doisneau, Clémentine Deroudille, je reçoive, aujourd’hui encore, nombre de messages rappelant cet anniversaire ? Qu’avait donc cette femme pour être toujours présente à ceux qui l’ont aimée ?
Photographie de Sharon Salzberg lors d'une interview avec Marie-Laurence Cattoire

À lire sur la méditation : "Comment s’ouvrir à l’amour véritable"

Sharon Salzberg est probablement l’enseignante qui a le plus œuvré à faire connaître les pratiques d’amour bienveillant en Occident. Formée dès l’âge de 18 ans par de grands maîtres tibétains, indiens et birmans, elle effectue, en 1983, une longue retraite de méditation dédiée aux pratiques de bienveillance (Maïtri). Elle en revient convaincue que la bienveillance est la réponse au malaise et au mal-être occidental.