Photo de Muse

Muse

C'est un lieu sur lequel on tombe par hasard. Je n'ai jamais rencontré personne sur ses chemins – sinon des chevreuils fuyant et des chiens de chasse ayant perdu la trace. D'après les cartes, l'endroit s'appelle Muse. C'est en pleine pente, dans une forêt oubliée. C'est une ferme – ou plutôt ça l'a été. Un peu plus haut, il y a des pâturages et quelques exploitations encore en activité.
Image d'une femme, de dos, regardant par une fenêtre ouverte

Il y a une tache sur la fenêtre

Je vous écris depuis Düdingen, une petit village au nord de Fribourg, en Suisse. En raison du confinement nécessaire, nous avons réorganisé notre appartement pour faciliter le télétravail : mon bureau est maintenant dans une petite pièce qui servait de chambre d’ami-e-s. Plus important, il est placé devant une fenêtre. Elle ouvre sur un champs, quelques maisons, un boisé, beaucoup de ciel.
Photo d'une maison

Un confinement méditatif

J’habite dans une maison avec un jardin. Je ne travaille plus, mon mari quant à lui fait du télétravail, et mes enfants sont au Québec. Confinement privilégié, à deux. Avec la mise en place de ce confinement, j’ai l’impression d’être entrée dans un vaste espace de pratique. Être chez soi, c’est se poser.
Photo de narcisses

Incertitude : mais que se passe-t-il ?

Chacun traverse cette épidémie différemment, et pour chacun, quelle que soit sa situation, c’est une épreuve. Mon expérience des retraites de méditation me permet de ne pas être trop déroutée par le silence, par la suspension de mes activités habituelles, et me retrouver seule à la maison n’est pas vraiment un problème. Je me réjouis même de ce moment d’arrêt, j’imagine le temps que j’aurai pour faire toutes sortes de choses jusque-là mises de côté.

Considérer l'élan vital comme objectif numéro un !

« Où en êtes-vous de votre élan vital ? » Voici la question que pose Marie-Pierre Dillenseger lorsque l’on vient la consulter pour des problèmes de timing ou de réalisations de projets. « Où en êtes-vous de votre élan vital, comment vous sentez-vous le matin au réveil ? »
Photo d'un panneau interdisant de méditer

Se relier à notre vraie nature, l’ouverture

Le bruit extérieur s’est estompé, le chant des oiseaux du printemps vient zébrer le silence. Le tempo a ralenti, plus de petit-déjeuner avalé en vitesse, plus de cafés bus dans les embouteillages, plus non plus de sonnerie toutes les 50 minutes avec son flux d’élèves qui sortent et entrent en classe. Cela pourrait ressembler à un mois de juillet. Sauf que… … la plaine de jeux en bas de chez moi est barrée de larges bandes rouges et blanches. Et, sur les grilles, il y a maintenant un petit sigle qui interdit de méditer dans l’herbe. Il est surprenant ce sigle ! Outre le fait que je n’ai jamais vu méditer personne dans le parc où tous les chiens du quartier jouent, il ne me semble pas a priori que ce soit l’activité la plus dangereuse en termes de distanciation physique.

...Et le monde est là.

En ce temps d’arrêt dans nos existences, quelque chose se montre, quelque chose se donne à nouveau : c’est le temps, le temps retrouvé. Certes, il faut travailler à distance, donner une attention soutenue aux enfants, les tâches ménagères ne disparaissent pas, mais quelque chose d’une détente du temps se donne, qui n’est plus aussi drastiquement tenu pas des impératifs d’horaires. La pratique de la méditation tient pour moi une place centrale, plus que jamais vitale.
Photo d'un homme avec un masque respiratoire portant un paquet de papier toilette

Politique du virus : le curieux visage d’une pandémie

Un événement singulier se déroule présentement au niveau mondial. Un consensus étonnant plane pratiquement partout. Il peut se résumer en ces quelques mots : la mort et l’inconnu rôdent et nous ne pouvons que nous en remettre à nos gouvernants pour nous protéger. Dès lors, à peu près tout le monde se soumet aux consignes qui émanent des autorités étatiques. Le confinement est la règle dans plusieurs endroits et au moment d’écrire ces mots (25 mars 2020), près de la moitié de la population sur terre est à l’arrêt ou en grand ralentissement.
Photo d'un flan de montagne boisée sous une nappe de brume

Un hommage au silence

Ce matin, un grand Silence a envahi ma pratique Non pas que ce silence me venait du dehors (bruit du dehors (oiseaux en fête) (une voiture passe) (la patte du chat s’étire sur les draps) Non, Il semblait venir simplement du dedans.