Tableau de Pierre Bonnard intitulé "Fenêtre ouverte sur la Seine à Vernonnet".

Pratiquer la Bienveillance et retrouver l'ampleur de la Présence

Lors du stage « Découvrir et pratiquer la bienveillance » nous sommes littéralement plongés dans les pratiques de contemplation. Au cas où cela nous parle, et que nous souhaitons que la bienveillance prenne racine dans nos cœurs, il est conseillé de poursuivre chez soi, en se laissant guider à l’aide du coffret de Fabrice Midal Méditations sur l’Amour bienveillant.
Tableau de Joan Miró, intitulé "Escargot, femme, fleur, étoile", peint en 1934.

Le chemin d’humilité de Joan Miró,

Lors d’un entretien qu’on peut entendre à l’occasion de la très belle exposition consacrée à Joan Miró au Grand Palais (du 3 octobre 2018, au 4 février 2019), celui-ci déclare qu’il ne donne jamais de titre à ses tableaux avant de les avoir conçus. Les découvrant lui-même après les avoir réalisés, c’est alors seulement qu’il peut leur donner un nom, comme à un bébé, explique le peintre, qu’il nommerait, après en avoir identifié les caractéristiques les plus propres.
Dessin de l'oiseau bip bip poursuivi par le coyote.

L’accord du corps et de l’esprit

Lorsque nous méditons, nous posons notre corps dans le silence et l’immobilité et permettons ainsi à notre esprit de (parfois) ralentir. Nous pouvons ainsi voir les moments où nous sommes complètement partis dans nos pensées et les moments où nous revenons là où nous sommes, comme nous sommes.
Portrait photographique de Gérard de Nerval

Un esprit qui divague

Pour mon mémoire en littérature française, j’ai travaillé sur un ouvrage de Gérard de Nerval, Les Nuits d’Octobre. Si je me suis intéressé à ce livre c’est notamment parce que Nerval y thématise le phénomène de la divagation. Nous avons tous connu des moments où, alors que nous attendions dans une salle d’attente par exemple, nous avons surpris notre esprit en train de divaguer, suivre une direction aléatoire sans savoir où celle-ci l’emmènerait.
Photographie par Willy Ronis du peintre André Lhote vue de dos portant un cadre vide devant un paysage à Gordes.

Sans cadre, pas de liberté

C’est une chose tout à fait paradoxale : nous avons besoin d’avoir des cadres pour être libres. On croit que la liberté a à voir avec le fait de ne pas être contraint, de ne pas avoir de règle à suivre. Mais en réalité, il en va tout autrement. Sans cadre, il est fort probable que nous restions simplement dans le flou.
Photographie de Claire WIneland.

Être responsable de sa vie

Le 2 septembre 2018, Claire Wineland, une jeune femme américaine de 21 ans, est décédée. Elle était atteinte de mucoviscidose, et militait depuis de nombreuses années pour faire connaître cette maladie rare. Claire était bouddhiste, et l’engagement qu’elle portait était fortement nourri par cette tradition. J’ai été très touché par une interview d’elle que j’ai lue, où l’on peut voir la grande clarté d’esprit qui était la sienne.
Tableau de Roman Kochanowski montrant un paysage nocturne.

haïku – la forme est libre

De tous temps le bouddhisme (autrement dit : la pratique de la méditation étendue à toute une société) a coïncidé avec le génie poétique du sol qui l’accueillait. Mais nulle part ailleurs peut-être cette rencontre entre méditation et poésie n’a été aussi originale, féconde et belle que dans le Japon du treize au dix-huitième siècle.
Idéogrammes chinois

Les empreintes

Lors des stages de méditation nous avons de nombreuses méditations en marchant. Je les apprécie beaucoup pour plusieurs raisons : se lever en silence, se chausser en silence, regarder, puis marcher en suivant le rythme de la personne qui guide, marcher sans avoir à se préoccuper de trouver le chemin, juste être très attentif à tout.
Fugure d'enfant debout portant une croix autour du cou et les mains jointes

Le petit chapelet bleu

Récemment, lors d’une visite en famille chez mon père, ma fille qui aura bientôt 4 ans est tombée par hasard sur un vieux chapelet en plastique plutôt kitsch ayant appartenu à ma mère, dernière relique d’un catholicisme québécois en complète déshérence. Ignorant les dernières tendances en matière spirituelle, ma fille a spontanément adopté ce chapelet comme collier et ne l’a pas quitté pendant 3 ou 4 jours, le gardant même avec elle pendant la nuit.