Peinture représentant une femme âgée de dos, assise, dévêtue, la tête de profil à gauche

Notre élégance propre

L’élégance. Qu’est-ce que l’élégance? Ce mot a longtemps été pour moi un mystère. C’est-à-dire que j’avais appris, lors de mon enfance et adolescence, que l’élégance avait à voir avec de belles grandes jeunes femmes, élancées, qui portent de belles robes, qui défilent idéalement sur un tapis rouge ou pour un défilé de mode. Bref, pour moi, jeune fille qui adorait courir dans les champs, passait son temps avec des chevaux et avait horreur des robes, l’élégance était une chose étrangère, avec laquelle je n’avais rien à faire.
Photo de Satish Kumar et son interprète, lors de la soirée à la Maison de la méditation dont il était l'invité

Satish Kumar : chacun d’entre nous est un cadeau pour le monde

Nous avons eu le plaisir de recevoir Satish Kumar à la Maison de la méditation le mois dernier. La soirée est visible sur la chaîne Youtube de l’École occidentale de méditation.
Image en gros plan de deux mains jointes

Comment entrer en amitié avec la méditation

Il y a toujours une première fois à la pratique de la méditation. Pour moi c’était il y a environ quinze ans. J’ai vu depuis un grand nombre de personnes qui ont été initiées à la pratique. J’imagine que beaucoup d’entre elles n’ont pas poursuivi dans cette voie. Je me demande ce qui fait que la méditation devient un chemin ou pas ?
Image du tableau "L'Annonciation" de Botticelli

Journal intime et pratique de la méditation

Dans l’introduction à son Journal 1973-1982, l’écrivaine Joyce Carol Oates écrit ceci : « Tenir un journal est-il essentiellement un moyen de se consoler, grâce à une « voix » qui est la nôtre, subtilement transformée ? Un moyen de dissiper la solitude, un réconfort ? » À la lecture de ces lignes, j’ai senti confusément qu’il y avait un point commun entre la tenue d’un journal intime et la pratique de la méditation.
Image d'une ouverture donnant sur un bel espace vert

Trouver refuge dans le souffle

Ces derniers temps, la profondeur de l’expérience corporelle avait comme déserté ma pratique. Il m’arrive parfois d’avoir l’impression de méditer en « 2D » ! Comme si tout était un peu plat, pas très habité. Je le voyais bien, dans les moments de pratique en groupe, à Genève : je sentais alors que je n’habitais pas vraiment mon souffle, qu’il se passait un peu « sans moi ».
Photo de Hans Hartung travaillant avec un grand rouleau

Je conjurai la foudre !

Un petit mot, chers amis, pour partager avec vous un enthousiasme : je suis ressortie sonnée de l’exposition Hans Hartung, au Musée d’Art Moderne de Paris ! Cet homme porte en lui le monde. Non seulement son époque en des abîmes qui ont pris d’autres visages, mais sont toujours les nôtres, mais aussi les forces du ciel et de le terre tout ensemble ! Fureur de vivre, fureur de peindre !
Reproduction d'un tableau représentant un homme assis lisant dans un café

Les cafés

Une merveilleuse amie, qui fréquente assidûment les cafés parisiens, m’a permis de mener cette réflexion que je vous livre : de l’importance des cafés comme une image de la méditation. Les bistrots, les brasseries, les troquets, les rades... dans ma vingtaine, les cafés on pris une place primordiale pour mon mûrissement. Ce n’était ni chez moi, ni chez les autres : un espace neutre, ouvert, parfois chaleureux mais pas toujours, et peu importait.
Image d'une fenêtre ouverte sur un ciel légèrement nuageux

Être ou ne pas être dans son assiette

Par un beau matin, je me suis réveillée d’humeur chagrine, un peu contrariée, un peu triste, un peu grognon, sans trop savoir pourquoi. Je me suis assise sur le coussin. Il ne s’est rien passé de transcendant pendant la pratique : je me suis posée, j’ai suivi mon souffle et porté attention à ce qui m’entourait. Rien de spécial. Ordinaire. Et pourtant, lorsque je me suis relevée, je me suis dit que j’étais dans mon assiette.
Reproduction d'un tableau de William Turner, "Tempête de neige en mer"

Oser voir la violence du monde

En 1960, 15 ans après la fin de la deuxième guerre mondiale, la philosophe politique Hannah Arendt suivit pendant dix mois à titre de journaliste le procès d’Adolf Eichmann, haut fonctionnaire allemand responsable de la logistique de la solution finale pendant le génocide nazi. Ce procès médiatisé fut singulier à plus d’un titre, mais surtout dû aux propos contradictoires d’Eichmann, qui ne cessa jamais de plaider son innocence pour les actes perpétrés, tout en reconnaissant les avoir commis.