Chair secrète

Devant l’horizon vaste de la mer
Je m’assoie
au pied de la montagne
Je m’assoie 

à l’ombre de l’arbre
Je m’assoie
auprès du brin d’herbe
Je m’assoie

et j’écoute
le filet du ruisseau
j’écoute
le pleur de l’enfant
le cri de l’homme ivre se débattant
les appareils et les machines j’écoute
le vent changeant chantant
le souffle qui m’anime en passant
Partout dedans dehors
auprès au loin l’espace
comme un amour limpide
jamais sourd à l’appel
Sous ses ailes un coeur bat
le mien ! Merveille!
L’Immense gronde
et brille de sa présence
invisible et palpable
bouillonnante et paisible
Chair secrète 

 

Poème d’Estelle Guihard 

0 commentaires

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *