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Photo d'un panneau interdisant de méditer

Se relier à notre vraie nature, l’ouverture

Le bruit extérieur s’est estompé, le chant des oiseaux du printemps vient zébrer le silence. Le tempo a ralenti, plus de petit-déjeuner avalé en vitesse, plus de cafés bus dans les embouteillages, plus non plus de sonnerie toutes les 50 minutes avec son flux d’élèves qui sortent et entrent en classe. Cela pourrait ressembler à un mois de juillet. Sauf que… … la plaine de jeux en bas de chez moi est barrée de larges bandes rouges et blanches. Et, sur les grilles, il y a maintenant un petit sigle qui interdit de méditer dans l’herbe. Il est surprenant ce sigle ! Outre le fait que je n’ai jamais vu méditer personne dans le parc où tous les chiens du quartier jouent, il ne me semble pas a priori que ce soit l’activité la plus dangereuse en termes de distanciation physique.

Le salaire de la peine

Il y a quelques mois, dans les rayons de ma librairie de quartier, je suis interpelée par la couverture d’un livre, Le salaire de la peine. Que peut bien recouvrir ce titre choc ? La quatrième de couverture est tout aussi frappante: « En France, la souffrance au travail se porte bien : 30 000 burn out, 3,2 millions de personnes en danger d’épuisement, 400 suicides par an… Un marché économique s’est donc créé autour des risques psychosociaux… »
Photographie d'un brun d'herbe, parmi d'autres...

La tendresse du brin d’herbe

Une chambre semblable à toutes les autres, un long couloir aux allures fantomatiques où, à heures régulières, passent des chariots de fer poussés par des hommes et des femmes vêtus de blanc. C’est dans cette maison de retraite que Marie demeure depuis qu’on lui a diagnostiqué la maladie de l’oubli.

La confiance au cœur du péril

Le 25 mai dernier, je profitai d’un déplacement professionnel à Lyon, pour aller contempler La fuite en Égypte de Nicolas Poussin, acquis par le musée des Beaux-Arts, il y a une dizaine d’années.

D’autres tableaux, il faut en convenir, m’auraient arrêtée, si je n’étais principalement venue pour celui-là. De fait, je l’ai longuement regardé, et bien que j’aie fait la visite de l’ensemble du musée, j’y suis revenue à plusieurs reprises, observant en détail les dégradés de bleus des drapés respectifs de l’ange et de la vierge, puis du ciel et des montagnes lointaines, sur le fond desquelles se déroule la scène.

Photographie de Claire WIneland.

Être responsable de sa vie

Le 2 septembre 2018, Claire Wineland, une jeune femme américaine de 21 ans, est décédée. Elle était atteinte de mucoviscidose, et militait depuis de nombreuses années pour faire connaître cette maladie rare. Claire était bouddhiste, et l’engagement qu’elle portait était fortement nourri par cette tradition. J’ai été très touché par une interview d’elle que j’ai lue, où l’on peut voir la grande clarté d’esprit qui était la sienne.
Photographie de la partie supérieure de la sculpture de Michel-Ange, L'Esclave rebelle.

L’accueil de ce qui est comme voie de métamorphose

En septembre dernier, je consacrais un article dans la Croix, approfondi par une chronique audiovisuelle sur philosophies.tv, à la question de savoir si c’est le refus ou l’acceptation d’une maladie ou d’un handicap qui permet de les…