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Entrées par Sylvie STORME

Photo des mains de Sylvie en train de scupter la terre

Comment découvrir notre vrai désir ?

Me voici à nouveau interpelée par le livre de Fabrice Midal, Trois minutes de philosophie pour redevenir humain et la poétesse Emily Dickinson, qui nous dit: On apprend l’eau par la soif. Emily Dickinson nous dit que nous apprenons l’eau non en y plongeant les mains mais par la soif. Et Fabrice Midal nous dit : L’intensité du désir nous pousse à nous ouvrir pour de bon à ce que nous cherchons à atteindre. La difficulté est qu’il ne faut rien imaginer, ce que nous avons tous tendance à faire il importe au contraire de prendre le temps de découvrir ce qui nous appelle. De quoi ai-je soif ? Qu’est-ce qui me manque de façon brûlante pour être plus pleinement ce que je suis ? Notre vrai désir nous vient du plus profond de nous.
Image d'une porte rouge

Une rencontre authentique avec la vie

Dans ces moments inédits, nous sommes invités à regarder notre quotidien à neuf. Plus de routines ou s’il y en a, elles s’installent et nous les voyons s’installer. Quelques rendez-vous s’égrainent dans la journée. Nous aident-ils à nous rassurer ou à ouvrir une porte vers un regard sur le monde ? La pratique de la méditation est un rendez-vous quotidien précieux pour moi car elle m’aide à déposer mon cœur, mon corps et mon esprit et elle m’invite à accueillir ce qui vient.
Couverture du livre de Fabrice Midal "Trois minutes de philosophie pour redevenir humain"

Trois minutes de philosophie pour redevenir humain

Le nouveau livre de Fabrice Midal m’accompagne déjà depuis plusieurs mois. Il me fascine car en trois minutes, l’espace un peu éteint ou terne de ma vie s’ouvre. Il nous aide à reprendre notre vie en main, à retrouver une question qui nous touche. Cela me semble à chaque fois magique, un vrai basculement. Et ce en partant d’une phrase d’un ou d’une philosophe, poète ou penseur.
Photo des verrières du Musée d'art moderne du Luxembourg,

« Le Temps coudé » : une exposition éclairant le lien entre art et méditation

En entrant dans le très grand hall du musée du MUDAM à Luxembourg, le temps change de densité. Nous sommes enveloppés tout de suite par l’espace baigné de lumière tombant de la verrière. Il est si ouvert que tout mon corps cherche son équilibre et est presque pris de vertige. En tous les cas cette architecture vaste et très géométrique crée une situation à elle toute seule. Des sons nous parviennent des différentes salles qui s’ouvrent tout autour et l’exposition de Anri Sala nous invite déjà à nous abandonner à la magie de cette rencontre. Chacune de ces salles accueille une œuvre ample qui nous absorbe complètement et nous emporte.
Détail d'un tableau : pommes sur une table

Regarder, voir

Tous nous avons des yeux, peu voient. Voir, en un premier sens, c’est voir ce qui est là devant. Je vois des pêches  dans le panier… Tous le monde voit ainsi. Or, ce n’est pas ainsi que l’on est voyant. Peintre de pommes, Cézanne, manifestement est un voyant. Il voit de l’invisible, un très étrange invisible, ne demandant qu’à être vu…. Comment parler de cet invisible?
Photographie sur le chemin des douaniers

Se rencontrer, rencontrer son existence

Se poser, s’assoir, écouter ce qui vient, À chaque fois une vraie aventure. Je sens mon esprit bouillonnant, Les soucis au travail me hantent, Je laisse mon bassin se poser, mes jambes, Je me sens sur un petit rocher au milieu de la mer agitée, Le souffle comme une ancre m’emmène, je cherche à m’y relier, Inspire, expire, inspire, expire, Il m’aide à m’abandonner au coussin
Photo de la sculpture du Spinario du musée du Capitole de Rome

Une attention précise qui ouvre l’espace

Au musée du Capitole à Rome, j’ai été saisie par la présence rayonnante de la sculpture en bronze du « Spinario », œuvre du cinquième siècle avant J.C. qui trône en plein centre d’une grande salle, posée sur son piédestal.