Articles

Photo des mains de Sylvie en train de scupter la terre

Comment découvrir notre vrai désir ?

Me voici à nouveau interpelée par le livre de Fabrice Midal, Trois minutes de philosophie pour redevenir humain et la poétesse Emily Dickinson, qui nous dit: On apprend l’eau par la soif. Emily Dickinson nous dit que nous apprenons l’eau non en y plongeant les mains mais par la soif. Et Fabrice Midal nous dit : L’intensité du désir nous pousse à nous ouvrir pour de bon à ce que nous cherchons à atteindre. La difficulté est qu’il ne faut rien imaginer, ce que nous avons tous tendance à faire il importe au contraire de prendre le temps de découvrir ce qui nous appelle. De quoi ai-je soif ? Qu’est-ce qui me manque de façon brûlante pour être plus pleinement ce que je suis ? Notre vrai désir nous vient du plus profond de nous.
Couverture du livre de Fabrice Midal "Trois minutes de philosophie pour redevenir humain"

Trois minutes de philosophie pour redevenir humain

Le nouveau livre de Fabrice Midal m’accompagne déjà depuis plusieurs mois. Il me fascine car en trois minutes, l’espace un peu éteint ou terne de ma vie s’ouvre. Il nous aide à reprendre notre vie en main, à retrouver une question qui nous touche. Cela me semble à chaque fois magique, un vrai basculement. Et ce en partant d’une phrase d’un ou d’une philosophe, poète ou penseur.
Reproduction d'un tableau de William Turner, "Tempête de neige en mer"

Oser voir la violence du monde

En 1960, 15 ans après la fin de la deuxième guerre mondiale, la philosophe politique Hannah Arendt suivit pendant dix mois à titre de journaliste le procès d’Adolf Eichmann, haut fonctionnaire allemand responsable de la logistique de la solution finale pendant le génocide nazi. Ce procès médiatisé fut singulier à plus d’un titre, mais surtout dû aux propos contradictoires d’Eichmann, qui ne cessa jamais de plaider son innocence pour les actes perpétrés, tout en reconnaissant les avoir commis.
Œuvre de René Magritte intitulée "Décalcomanie" et datant de 1966.

Pourquoi le cogito de Descartes n’impressionne pas un méditant ?

« Je pense, donc je suis ». Voilà bien une phrase qui rend le pratiquant de la méditation perplexe et particulièrement l’occidental nourri, qu’il le veuille ou non, au biberon du cartésianisme. Alors, oui, un méditant ne dira jamais « je pense, donc je suis ». Voyons cela de plus près.
Couverture du livre "La couleur et la parole" et photographie de l'auteur, Hadrien France-Lanord.

La méditation : un chemin de « dés-emparement »

La couleur et la parole  Dans quelques jours, j’aurai l’occasion d’évoquer, lors d’une séance du mercredi soir ouverte au public et aux personnes désireuses de découvrir la méditation à la Prudentielle, la façon dont me parle,…
Photographie de la partie supérieure de la sculpture de Michel-Ange, L'Esclave rebelle.

L’accueil de ce qui est comme voie de métamorphose

En septembre dernier, je consacrais un article dans la Croix, approfondi par une chronique audiovisuelle sur philosophies.tv, à la question de savoir si c’est le refus ou l’acceptation d’une maladie ou d’un handicap qui permet de les…