Image du tableau "Homme assis" de Cézanne

Homme assis II

Lorsque j'ai rédigé mon article intitulé Homme assis, il y a un mois, je n'ai pas joint l'image intégrale du tableau mais un détail. J’avais alors pour dessein de souligner l'importance de la rencontre réelle avec la peinture. L'absence d'image me semblait préserver l'effet de surprise pour quiconque s'aventurerait dans cette rencontre. Mais comme elle est devenue impossible à l'heure actuelle, je réitère mon propos, accompagné de l'image du tableau entier et en parlant davantage du visage.
Image d'un détail du tableau "Homme assis" (1905) de Cézanne

Homme assis

Debout face à l'Homme assis. Pile en face, à la bonne distance. Sur ma ligne d'horizon il y a le centre du tableau : la main droite de l'homme repliée en poing reposant sur sa cuisse. Ce poing irradie de lumière d'ocres bien que ce soit le muret, derrière lui, qui prenne et renvoie le maximum de lumière. Un fin liseré d'ocre rouge pur souligne le contour de la manche. Le chapeau de paille est en lumière aussi mais moins intense et il porte une ombre légère sur le visage. Une tache peinte très claire appartient au tissu jeté par-dessus son avant-bras gauche. Tous les blancs purs sont constitués de la toile laissée vierge.
Couverture du livre de Clément Cornet "Mon petit voyage de méditation"

Mon petit voyage de méditation

J’ai la joie de vous annoncer la sortie de mon livre chez Grund :Mon petit voyage de méditation, mes rituels et postures pour tous les jours. Un ouvrage consacré à la Méditation pour les enfants de 5 à 11 ans, en collaboration avec Kabuki, qui a réalisé de merveilleuses illustrations.
Image du tableau de Miró "Peinture" (1933)

Interview de Danielle Moyse sur Miró pour le Musée d’art moderne de Lille

Fin 2018, Danielle Moyse publiait, sur le blog des enseignants, un texte intitulé : « Le chemin d’humilité de Joan Miró », pour inviter ses lecteurs à se rendre à la grande exposition du Grand Palais, qui avait alors lieu à Paris. La lecture de ce texte a incité la réalisatrice de podcasts Elsa Daynac à interviewer Danielle Moyse
Photo de méditants

Ma première retraite en groupe

Je garde un souvenir ému de ma première retraite solitaire. Je pratiquais la méditation depuis deux ans et j’avais très envie de relever le défi de passer dix jours à méditer huit heures par jour, en silence. Il y a eu des moments difficiles à traverser, c’est sûr, des envies féroces de se lever du coussin et de partir en courant.
Photo d'Einstein

Méditante 3 + tout -1 – Einstein 1,2,3, love et 8

Arrêt sur image, là maintenant - One, two, three, four - Je suis chez moi assise à mon bureau en compagnie de ce cher monsieur Glass, j’écris en prévision de la soirée de méditation que je vais donner à Neuchâtel ce vendredi - Five, eight, eight, one - La thématique ? Se désarmer, arrêter de lutter et faire la paix avec ce qui est et avec soi.
Photo du tableau "L'or de l'azur" (1967) de Miró

Les Quatre forces guident ma pratique

Ce matin, la pratique s’est révélée sous un jour nouveau. Fabrice Midal nous invite a pratiquer la méditation en nous laissant guider par « quatre forces » et celles-ci m’accompagnent. La première force, l’écoute, me parle assez spontanément et pourtant de jour en jour, je remarque que souvent, j’ai tendance à m’échapper. Ce n’est pas si facile d’entrer réellement dans une écoute nuancée et vraiment en lien avec les sons qui me parviennent.
Photo d'une Vierge ouvrante

La Vierge ouvrante

Lors d’une promenade en famille à Eguisheim, charmant village d’Alsace, nous avons poussé les portes de la petite église ; tandis que nous avions entrepris un goûter sur le parvis d’une modeste église, les enfants y entrant régulièrement par jeu, c’est à la deuxième ou à la troisième visite furtive que je tombai nez à nez avec cette merveille : une petite statuette en bois d’une vierge, parfaitement assise.
Tableau de William Turner

Révélation de la lumière, révélation de l’espace

Turner, ce regardeur infatigable qui a parcouru son Angleterre natale et l’Europe entière pour contempler la diversité et la somptuosité des paysages finit paradoxalement par les faire apparaître de telle sorte que nous ne pouvons plus en distinguer aucun détail, ni presque aucun contour ! Il semble étrangement que plus il les observe, moins il les voit, du moins si l’on entend par là qu’il en discerne les formes. Et pourtant ! Il déclare bien : « Je peins ce que je vois, et non ce que je sais être là ». Ce qu’il sait être là, c’est une montagne, un port, une tempête, un Yacht approchant de la côte, une Mer agitée avec des dauphins. Probablement, ces deux titres qui désignent les derniers tableaux exposés actuellement au Musée Jacquemart André (Turner, collection de la Tate, 26 mai 2020, 11 janvier 2021) désignent-ils ce qu’il sait être là, mais il a peint, restitué pour nous, ce qu’il a vu.