Photographie par Willy Ronis du peintre André Lhote vue de dos portant un cadre vide devant un paysage à Gordes.

Sans cadre, pas de liberté

C’est une chose tout à fait paradoxale : nous avons besoin d’avoir des cadres pour être libres. On croit que la liberté a à voir avec le fait de ne pas être contraint, de ne pas avoir de règle à suivre. Mais en réalité, il en va tout autrement. Sans cadre, il est fort probable que nous restions simplement dans le flou.
Photographie de Claire WIneland.

Être responsable de sa vie

Le 2 septembre 2018, Claire Wineland, une jeune femme américaine de 21 ans, est décédée. Elle était atteinte de mucoviscidose, et militait depuis de nombreuses années pour faire connaître cette maladie rare. Claire était bouddhiste, et l’engagement qu’elle portait était fortement nourri par cette tradition. J’ai été très touché par une interview d’elle que j’ai lue, où l’on peut voir la grande clarté d’esprit qui était la sienne.
Tableau de Roman Kochanowski montrant un paysage nocturne.

haïku – la forme est libre

De tous temps le bouddhisme (autrement dit : la pratique de la méditation étendue à toute une société) a coïncidé avec le génie poétique du sol qui l’accueillait. Mais nulle part ailleurs peut-être cette rencontre entre méditation et poésie n’a été aussi originale, féconde et belle que dans le Japon du treize au dix-huitième siècle.
Idéogrammes chinois

Les empreintes

Lors des stages de méditation nous avons de nombreuses méditations en marchant. Je les apprécie beaucoup pour plusieurs raisons : se lever en silence, se chausser en silence, regarder, puis marcher en suivant le rythme de la personne qui guide, marcher sans avoir à se préoccuper de trouver le chemin, juste être très attentif à tout.
Fugure d'enfant debout portant une croix autour du cou et les mains jointes

Le petit chapelet bleu

Récemment, lors d’une visite en famille chez mon père, ma fille qui aura bientôt 4 ans est tombée par hasard sur un vieux chapelet en plastique plutôt kitsch ayant appartenu à ma mère, dernière relique d’un catholicisme québécois en complète déshérence. Ignorant les dernières tendances en matière spirituelle, ma fille a spontanément adopté ce chapelet comme collier et ne l’a pas quitté pendant 3 ou 4 jours, le gardant même avec elle pendant la nuit.
Photo de Dominique Sauthier enseignant aux Salons à Genève, dans le cadre de l'École occidentale de méditation fondée par Fabrice Midal

Goûter à la simplicité le temps d’un stage

Dans quelques semaines se tiendront deux stages de Pleine présence en Savoie. Ces stages sont dédiés à l’étude et à la pratique la méditation. Ce qui me réjouit particulièrement à la perspective du stage auquel je participerai, c’est que pendant 5 jours je vais quitter l’agitation et la dispersion que je ressens dans ma vie, éparpillée dans de multiples activités tout au long des journées.

Un stage de méditation : une aventure toujours neuve !

En travaillant sur mes interventions pour le prochain stage de Pleine présence qui aura lieu en Savoie le mois prochain, je suis frappé de voir à quel point c’est un événement à chaque fois nouveau et unique. Nouveau, sans aucun doute, pour ceux qui vont participer pour la première fois à un stage. Pour la première fois, ils vont entrer dans le monde de l’École pendant plusieurs jours. Il s’agit d’acquérir une compréhension plus fine de ce qu’est la méditation et d’en faire véritablement l’expérience.
Vue sur le massif des Bauges.

Mon cadeau d’anniversaire : un stage de Pleine présence !

En plein massif des Bauges, on sent la montagne qui nous entoure et nous protège, on entend parfois lorsqu’on médite le joli son des cloches que les vaches portent à leur cou, on est dans une région de bois, dans un chalet avec du bois. Tout est solidité autour de nous et cela nous procure un sol à partir duquel nous pouvons pratiquer tous ensemble.
Tableau de Caspar David Friedrich montrant un homme de dos se tenant sur un rocher et contemplant une mer de nuages.

Être droit et digne

Pourquoi faudrait-il méditer pour nous aider à être droit et digne ? Ne sommes-nous pas d’emblée droits et dignes, accueillis dès notre naissance dans la communauté des hommes ? C’est ce que nous pourrions souhaiter, mais comment cela se montre-t-il concrètement dans notre expérience ?