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Le bonheur d'être présent

Je me souviens très bien, enfant, que je n’appréciais pas les bandes dessinées. Beaucoup de camarades en lisaient autour de moi, me vanter les exploits de Lucky Luke, de Spirou ou de Blueberry mais je n’y comprenais rien. Dès que j’ai su lire, c’est dans les romans que je me plongeais avec délectation, laissant mon imagination créer, d’après la description de l’écrivain, l’apparence de tel personnage, les tonalités d’un décor de chambre ou celui d’un jardin d’automne, l’atmosphère d’un château ou d’une église… Il en a été ainsi pendant des décennies.