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Entrées par Martin MONIN

Photo de George Floyd et texte en anglais

He can't breathe

Nous sommes en 2020. Et en 2020 encore, des êtres humains meurent des mains de ceux qui sont censés les protéger. L’État tue, en 2020, et nous ne pouvons l’ignorer. La mort de George Floyd, à Minneapolis la semaine dernière, est profondément choquante. Elle signe, une fois de plus, l’inhumanité propre à notre temps. Un homme noir, assassiné dans la rue en plein jour, étouffé par le genou d’un policier blanc, écrasant son cou durant de longues minutes et refusant d’entendre les derniers mots répétés par cet homme : « I can’t breathe. I can’t breathe. »
Image d'un équilibriste marchant sur un fil, dans un paysage bleu de ciel et de mer

Sur le fil

Pourquoi pratique-t-on ? Pourquoi marche-t-on depuis le sommet d’un immeuble à un autre? Peut-être par goût de l’aventure, ou bien par habitude. Le premier pas n’est pas le plus difficile. C’est au milieu, que tout bouge. Mon esprit revient à lui, et que voit-il? Lui-même. Un miroir se dresse face à nous. Comment avancer? C’est bien ce qu’il se passe, sur le coussin de méditation. Je m’absente, pars dans mes pensées, puis suis rappelé. Je puis faire du mauvais esprit, faire semblant de n’avoir rien vu, ou bien juste ne pas me donner la possibilité d’être intéressé par ce retour, et repartir aussitôt.
Tableau "La mort d'Actéon" de Titien

Écologie et méditation : comment dire non radicalement et agir pour de bon

Qu’est-ce qui fait défaut aujourd’hui à l’écologie pour qu’elle soit prise au sérieux, et que nous entreprenions un changement radical et immédiat, quand bien même il ne suffirait pas à résoudre les problèmes climatiques et environnementaux actuels ? Peut-être qu’il ne lui manque rien, et qu’il y a juste un manque de volonté des décideurs politiques et économiques. Ou bien est-ce que la critique écologique de notre système capitaliste et néolibéral, ou du moins ce qui en est relayé dans les médias, ne parvient pas à faire mouche avec suffisamment de force pour déstabiliser le statu quo ?
Photo d'un singe dont la posture évoque le doute

Et si ce n’était finalement pas pour moi ?

Je me pose parfois trop de questions. Mais il y en a une que je n’ai jamais vraiment osé regarder en face : et si finalement méditer, ce n’était pas fait pour moi ? Je médite depuis plus de 5 ans, et petit à petit la pratique a pris de plus en plus de place dans ma vie, devenant quotidienne, et expérimentée plus lors de stages, de retraites et de séminaires. Et, bien que j’y prenne garde, elle est aussi devenue une part de l’identité à laquelle je m’accroche. Je suis «un méditant», et voilà bien une des rares choses sur lesquelles je peux m’appuyer pour me définir. Or, depuis quelques mois, ma vie a changé.
Photographie d'une séance de travail chez Mindfulness solidaire

Punk Mindfulness et engagement social 2/2

Je crois que nous sommes devenus trop arides, trop isolés et privés de racines, ce qui fait qu’aucun changement ne peut vraiment émerger, ce qui nous conduit à vivre dans un monde tellement éloigné de nos valeurs, de nos engagements. La méditation en relation, à travers les cercles ou le dialogue conscient, peut donc vraiment nous aider à transformer cela.
Portriat de Betsy Parayil-Pezard

Punk Mindfulness et engagement social 1/2

Américaine émigrée en France il y a 18 ans, Betsy Parayil-Pezard est la co-fondatrice de Mindfulness Solidaire, une association promouvant la pratique de la méditation auprès de personnes en difficulté, en particulier en prison et dans les centres de sans-abris, ainsi qu’au personnel de ces établissements. Elle a également écrit le livre « Méditer c’est se rebeller » qui parle de la « punk mindfulness » (éd. Marabout). Intrigué par ce titre et par son travail, j’ai souhaité la rencontrer afin d’en savoir plus sur son rapport à l’engagement propre à la pratique de la méditation et sa transmission.
Photographie de Claire WIneland.

Être responsable de sa vie

Le 2 septembre 2018, Claire Wineland, une jeune femme américaine de 21 ans, est décédée. Elle était atteinte de mucoviscidose, et militait depuis de nombreuses années pour faire connaître cette maladie rare. Claire était bouddhiste, et l’engagement qu’elle portait était fortement nourri par cette tradition. J’ai été très touché par une interview d’elle que j’ai lue, où l’on peut voir la grande clarté d’esprit qui était la sienne.
Photographie des participants au stage de méditation qui eut lieu en Normandie en février 2018.

Un stage chevaleresque

La semaine dernière, j’ai eu pour la première fois l’occasion d’être intervenant sur un stage de l’École. J’avais déjà participé à de nombreux stages en tant que bénévole mais c’était la toute première fois que je devais…
Photographie prise en vue plongeante du haut d'une montagne russe.

Travailler en se foutant la paix !

Être réellement au travail, sentir que quelque chose s’étire et s’inscrit en nous, qu’il y a un mouvement de sédimentation : ce n’est pas évident. J’aimerais toujours y être un peu plus, et en même temps une certaine procrastination…