La découverte de l’attention

Photo d'une rue de Bruxelles à l'aube
Dans la vie de tous les jours, notre champ d’attention est souvent restreint à ce qui l’attire. L’attention est captée, comme dit l’expression, par un bruit inhabituel, un geste maladroit, des coups de fil, des mails… Elle va de-ci de-là, comme le sac en plastique fait des arabesques au gré du vent qui l’emporte. Une fois que l’attention est captée, l’esprit fait le tri entre ce qu’il garde et ce qu’il rejette, le bruit du téléphone de la voisine-je jette, la sonnerie de la machine à laver qui a fini de tourner-je garde etc…
La première fois, je me suis assise sur un coussin de méditation parce que je sentais que l’expérience que je faisais de la réalité était assez pauvre et je pressentais pourtant qu’il était possible de ne plus passer, somnolente, au travers de son infinie richesse. En découvrant la pratique, j’ai commencé ce magnifique entrainement à être présente à ce qui est, à tout ce qui est, de manière alerte: à être attentive.
Lorsque, immobiles, nous posons l’attention sur ce qui se présente, là, maintenant, les phénomènes apparaissent plus clairement et précisément. Tout ce qui arrive est accueilli tel quel de manière neutre et nous pouvons prendre le temps d’en faire l’expérience, avant même que les pensées ne fassent leur travail de catégorisation (waouw/beurk, besoin/pas besoin…). Grâce à la pratique de la présence attentive, nous apprenons à faire un avec l’expérience, non pas tel un observateur du haut de son mirador qui traque tout ce qui se passe, mais bien plutôt en nous posant  au cœur même de la réalité dans tout son éclat.

Marine Manouvrier
Bruxelles
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