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Photographie d'un paysage avec un fleuve

Méditer pour s’établir dans son existence

La plupart du temps, nous définissons ce que nous vivons par ce que nous faisons. Si nous parlons de notre journée, nous énumérons les différentes choses que nous avons accomplies, où nous sommes allés, qui nous avons rencontré, ce que nous avons dit, ce que nous avons décidé. On pense que s’établir dans son existence consiste à organiser sa vie, à planifier son avenir, à faire des projets. Plus on contrôle sa vie, plus on a le sentiment d’être établi dans son existence.
Citation d'antoine de Saint-Exupéry : "On ne peut pas être en même temps responsable et désespéré."

Responsabilité et créativité

En pratiquant la méditation, nous nous rendons compte peu à peu qu’elle nous demande une chose quelque peu inattendue : prendre nos responsabilités. Cela peut paraître étonnant, car il arrive bien plus souvent que ce soit nous qui attendions monts et merveilles de la pratique. Or ce que nous découvrons avec la pratique, c’est sa demande à elle ! Comment cela est-il possible ?
Photographie d'une femme et d'une petite fille assises en tailleur l'une en face de l'autre

Les avantages d’une éducation méditative

Il est fréquent d’associer la méditation au calme. Or la méditation n’est pas une technique pour rendre les enfants plus sages ou plus concentrés, ni le remède miracle pour transformer les familles ou les classes en océan de sérénité. Elle constitue plutôt un art de vivre, à partager et à cultiver ensemble, en famille ou en classe.
Programme de l'exposition La Lune au Grand Palais.

Pleine lune et pleine présence…

Pour animer leur exposition intitulée La Lune, le Grand Palais a eu l’idée d’organiser une nocturne un soir… de pleine lune ! Diverses activités thématiques étaient au programme : speed dating astrologiques, DJ Set cosmic trip, podcasts « Fous de lune », bar à cocktails célestes, installation cinématographique de Wim Wenders et… ateliers de méditation !
extrait d'une bande dessinée

Contre l'imposture

À chaque fois que je m’assieds pour méditer, j’ai l’heureuse surprise de constater à quel point je trouve cela bon de me tenir droite. J’étais perdue dans mes pensées, dans mes soucis, ou dans un flou même pas artistique, et alors que je me pose, la verticalité me permet de retrouver mon axe, ce point d’équilibre entre tension et détente.
Photographie d'une corneille par Masahisa Fukase

Un bref instant de vie

Il y a environ deux semaines, je pars en voiture de chez moi. Je traverse le village puis prends la route qui mène vers Genève. Un trajet si connu que je roule distraitement, mon esprit est partagé entre la conduite, la radio et toutes sortes de préoccupations. Et pourtant, malgré mon enfermement total dans ce petit univers hermétiquement clos, quelque chose vient faire effraction et ouvrir une brèche.
Photographie par Willy Ronis du peintre André Lhote vue de dos portant un cadre vide devant un paysage à Gordes.

Sans cadre, pas de liberté

C’est une chose tout à fait paradoxale : nous avons besoin d’avoir des cadres pour être libres. On croit que la liberté a à voir avec le fait de ne pas être contraint, de ne pas avoir de règle à suivre. Mais en réalité, il en va tout autrement. Sans cadre, il est fort probable que nous restions simplement dans le flou.
Photographie de l’intérieur de la maison de campagne de Virginia Woolf.

Instants de pratique

On rentre chez soi, dans une maison silencieuse, où il n’y a personne d’autre que nous. Si on est en costume ou en tailleur, on va peut-être se changer, pour être plus à l’aise dans nos vêtements. On peut se détendre, on est seul, il n’y a personne pour nous demander quoi que ce soit, personne envers qui on se sent obligé de faire bonne figure ou de jouer son rôle de chef, de sous-chef ou de simple exécutant. Personne qui nous sollicite : « Regarde-moi papa ! » ou « Me trouves-tu belle mon chéri ? »
Tableau de René Magritte montrant un homme vu du dos qui, se regardant dans un miroir, se voit de dos au lieu de se voir de face.

S’oublier pour se rencontrer

De multiples petites prisons Plus j’avance sur le chemin, plus je me rends compte à quel point il m’est difficile de mettre de côté l’image que je me fais de moi-même. C’est un peu comme si je me regardais dans un miroir déformant…