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Couverture du livre de Fabrice Midal "Trois minutes de philosophie pour redevenir humain"

Trois minutes de philosophie pour redevenir humain

Le nouveau livre de Fabrice Midal m’accompagne déjà depuis plusieurs mois. Il me fascine car en trois minutes, l’espace un peu éteint ou terne de ma vie s’ouvre. Il nous aide à reprendre notre vie en main, à retrouver une question qui nous touche. Cela me semble à chaque fois magique, un vrai basculement. Et ce en partant d’une phrase d’un ou d’une philosophe, poète ou penseur.
Photo de dos de deux petites-filles de Dominique Sauthier

La pratique au carré

Peu après les neuf jours du Stage 4 passés dans le silence et l’immobilité d’une pratique intensive, je suis partie en vacances avec deux de mes petites filles. Le contraste a été tellement saisissant, que je me suis demandée comment relier deux expériences si diamétralement opposées. Pendant les neuf jours de retraite, je me suis progressivement posée, et toutes les résistances qui au début rendaient ma pratique difficile et inconfortable ont cédé pour laisser place à une présence simple et sans histoire où je me suis sentie en paix avec moi-même et ce que je rencontrais. Mes petites filles de 6 et 8 ans sont pleines de vitalité, une vitalité qui s’exprime par des rires joyeux et un infatigable besoin de mouvement, mais aussi par des disputes, des chamailleries, des plaintes et des cris.

Où allons-nous ?

J’entendais hier à la radio que dans la catastrophe écologique que nous vivons, il faudrait que les chercheurs et les ingénieurs en agronomie aillent encore plus vite pour proposer très rapidement des solutions innovantes alternatives aux pesticides. On se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond dans notre modèle économique, et l’une des conclusions c’est qu’il faudrait avancer encore plus vite, comme pour rattraper la machine que nous avons construite et qui s’est emballée.
Photographie d'un paysage avec un fleuve

Méditer pour s’établir dans son existence

La plupart du temps, nous définissons ce que nous vivons par ce que nous faisons. Si nous parlons de notre journée, nous énumérons les différentes choses que nous avons accomplies, où nous sommes allés, qui nous avons rencontré, ce que nous avons dit, ce que nous avons décidé. On pense que s’établir dans son existence consiste à organiser sa vie, à planifier son avenir, à faire des projets. Plus on contrôle sa vie, plus on a le sentiment d’être établi dans son existence.