Tous les articles de

Entrées par Anne Céline MILANOV

...Et le monde est là.

En ce temps d’arrêt dans nos existences, quelque chose se montre, quelque chose se donne à nouveau : c’est le temps, le temps retrouvé. Certes, il faut travailler à distance, donner une attention soutenue aux enfants, les tâches ménagères ne disparaissent pas, mais quelque chose d’une détente du temps se donne, qui n’est plus aussi drastiquement tenu pas des impératifs d’horaires. La pratique de la méditation tient pour moi une place centrale, plus que jamais vitale.
Reproduction d'un tableau représentant un homme assis lisant dans un café

Les cafés

Une merveilleuse amie, qui fréquente assidûment les cafés parisiens, m’a permis de mener cette réflexion que je vous livre : de l’importance des cafés comme une image de la méditation. Les bistrots, les brasseries, les troquets, les rades... dans ma vingtaine, les cafés on pris une place primordiale pour mon mûrissement. Ce n’était ni chez moi, ni chez les autres : un espace neutre, ouvert, parfois chaleureux mais pas toujours, et peu importait.
Photo de gros plan d'un bourgeon sur fond d'espace naturel

Pour la nouvelle année, s’offrir un stage de méditation

Chaque fois que je participe à un stage de l’école occidentale de Méditation, ce qui me frappe le plus est l’extrême solidité du cadre et l’immense précision du déroulement. Et en même temps une grande souplesse est laissée pour qu’il y ait du « jeu » - au sens de jouer une partition de musique - pour que chaque programme soit unique.

Routine or not routine ?

La méditation est pleine de paradoxes. Je crois que c’est un des aspects qui m’enthousiasme le plus : la concernant, on ne peut jamais s’installer confortablement dans une croyance, une opinion, un point de vue établis pour de bon.
Tableau d'Henri Matisse intitulé "Porte ouverte en Bretagne".

Corps où es-tu ?

« Mais en fait, méditer, c’est synchroniser le corps et l’esprit » dit un de mes patients, à la dernière séance d’une session de pratique à la clinique où je travaille. Je suis frappée de la pertinence de cette remarque, résumant avec une acuité déconcertante l’expérience même de la pratique. Mon coeur bondit et je ne peux qu’applaudir. Réellement. D’autant plus que ces mots reprennent une expression de Chögyam Trungpa lui-même.. quel étonnant hasard !
Photographie d'un mur avec du lierre grimpant dessus.

J'ai rencontré un mur !

Dans la maison de famille, en vacances, c’est un joyeux mélange d’agitation, d’un rythme qui s’étire ou se contracte, du passé qui se réactualise dans le présent, de couches d’expériences qui se superposent dans lesquelles il n’est guère facile de se sentir posé.