Les cafés

Reproduction d'un tableau représentant un homme assis lisant dans un café

Une merveilleuse amie, qui fréquente assidûment les cafés parisiens, m’a permis de mener cette réflexion que je vous livre : de l’importance des cafés comme une image de la méditation. Les bistrots, les brasseries, les troquets, les rades… dans ma vingtaine, les cafés on pris une place primordiale pour mon mûrissement. Ce n’était ni chez moi, ni chez les autres : un espace neutre, ouvert, parfois chaleureux mais pas toujours, et peu importait.

Un lieu de silence et de cliquetis, de rumeurs.

Un lieu où s’écoule le temps, on l’on peut être soi sans rien avoir à prouver. Un espace de solitude mais non d’isolement. Un endroit où être avec soi, avec un livre, avec un travail. Attendre. Attendre un ami.

Reproduction d'un tableau représentant une femme assise à une table de café

Regarder les gens qui passent dans la rue, se perdre dans ses pensées, se sentir confortablement installé.e sur la banquette, se sentir au centre dans un espace ouvert où il n’y aurait pas de centre, un lieu où l’on peut demeurer. Pas un endroit où la vaisselle est jetable et où l’on vous écrit vos prénoms, dans une familiarité de surface. Un endroit où le serveur vous traite avec une noble indifférence ou une gentille politesse toute professionnelle. Les hauts plafonds qui permettent à l’esprit de vaquer, de se disposer et de se réagencer. On ne sort pas tout à fait pareil.le d’un temps au café. Il y a plus d’espace et de silence en soi… Un peu comme après une séance de pratique, parfois.

Anne-Céline Milanov

Strasbourg

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