Il suffit d’un geste

Photo du livre de François Roustang, "Jamais contre, d'abord", posé de face sur une étagère de bibliothèque
« Donc il a dit qu’il fallait s’asseoir convenablement. Qu’est-il impliqué par ce dernier mot ?
Convenable est ce qui convient.
Or convenable vient du latin convenire qui signifie se réunir en un lieu.
Une position convenable est celle qui permet de réunir dans le lieu du corps.
Et réunir quoi ?
Réunir tout ce qui est supposé faire vivre un corps, c’est à dire tout ce à quoi il doit être accordé, tout ce avec quoi il lui faut s’accommoder pour naître, croître et décliner.
Une position assise convenable est donc une vigilance tranquille et attentive qui met en correspondance toutes les parties qui constituent un être humain, qui s’ouvre aux autres plus proches ou plus lointains, qui accueille de manière égale les événements fastes ou néfastes et qui, d’accord en correspondance, se laisse investir par les diverses harmonies présentes dans le monde.
Il suit de là que s’asseoir est un travail à plein temps qui n’est jamais achevé, car l’unité du corps et de l’esprit est toujours à refaire , de même que la plénitude dans l’accomplissement des tâches ou la mise en phase avec l’entourage et l’environnement. »
François Roustang, Il suffit d’un geste.
Une très belle citation qui rappelle la méditation,
sélectionnée par
Marine Manouvrier
Bruxelles

 

3 commentaires

Laisser un commentaire

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire