Retrouver le goût d’attendre

Photo d'un homme assis, lisant un dépliant lui cachant le visage, attendant son moyen de transport
8h15, Paris, France.
J’attends mon bus à l’arrêt des Gobelins.
Le panneau d’information affiche 8 minutes d’attente.
Que faire ?
Sortir mon i-phone pour regarder les mails arrivés dans la nuit ?
Mettre mon casque pour écouter de la musique ?
Feuilletez le quotidien gratuit du jour ?
Et si je suivais plutôt cette belle invitation de François Roustang : attendre, savoir attendre…
8 minutes de pure attente, à ne rien faire, à me disposer au monde qui m’entoure.
Alors je sens la présence des gens autour de moi, la douceur d’un été indien sur Paris, un éclat dans le ciel – le soleil sur la carlingue d’un avion – le bruit si particulier des voitures mêlé à celui des terrasses de café déjà bondées d’hommes d’affaires autour de leur café du matin…
Et puis je réalise que je suis agitée, pressée d’arriver au bureau comme si la distance qui m’en séparait pouvait être abolie. Et pourtant le voyage fait partie du chemin non ?
Je laisse passer cette agitation pour goûter le moment, dans sa fraîcheur et sa nouveauté d’aujourd’hui ; ce n’est pas le même matin qu’hier. Il n’a pas la même tonalité, pas la même couleur, pas la même température.
La méditation m’a appris à savoir attendre et à découvrir que cette attente pouvait être un cadeau, un temps offert au lieu d’un temps perdu. Quelques précieuses minutes où je peux profondément me détendre et apprécier le fait d’être vivante.
Et le plus incroyable est que cela est possible à chaque moment de la vie.
Marie-Laurence Cattoire
Paris
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