L’espoir de s’évader de la souffrance

Photo de Chogyam Trungpa en costume sombre devant une colline verte et boisée
Combien de temps passons nous à nous dire « si j’étais comme ceci ou si j’avais cela, je serais heureuse, si j’étais à tel endroit, dans telle condition je souffrirais moins… » Les « si » sont innombrables.

Nous savons que ce n’est pas vrai mais malgré ce « savoir » une petite voix persiste, elle veut nous donner l’espoir qu’on peut s’évader de la souffrance.

En 1973, aux États-Unis, à la question d’un étudiant pensant que la souffrance était aujourd’hui bien moindre qu’au temps du Bouddha, Chögyam Trungpa répondit : “ Nous ne parlons pas tant de la douleur physique que de cette chose en nous qui crée la souffrance, qui est la souffrance. C’est un phénomène universel, toujours contemporain. Aucune technologie ne produira le bonheur. Tandis que nous tenterons de produire du bonheur au moyen de la technologie, cette chose nous harcèlera sans trêve. Aussi le bouddhisme est-il complètement actuel… Il en va de même lorsque nous disons à un enfant :  ‘ Les brûleurs de la cuisine sont d’une belle couleur rouge-orangé, mais si tu mets le doigt dessus, tu vas te brûler.’  Le bouddhisme est aussi simple que ça. ”

Généralement, c’est l’expérience de la souffrance qui nous amène à participer à un séminaire, à un stage, à écouter des enseignements.

Ce sont des occasions formidables de voir la situation de plus près, c’est stimulant, c’est soulageant.

Et pourtant les enseignements ne nous donnent aucunement l’espoir de changer… Seulement ils nous offrent l’intelligence d’entrer en relation avec la souffrance.

Tout change alors.

Elisabeth Larivière

Paris

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