Retrouver la bonté du quotidien

La méditation nous permet d’aborder la vie avec la plus grande curiosité.
Pas une curiosité mentale mais plutôt une curiosité des sens :
Comment ça fait ? Quel goût ça a ? De quelle couleur c’est ? De quelle intensité de couleur c’est ? Est-ce froid ? Chaud ? Froid par endroit et chaud ailleurs ?

Nous apprenons à développer de la précision pour toutes les sensations. Et cette précision est mère de la douceur.

Voici comment le dit merveilleusement Chögyam Trungpa dans Shambhala, la voie sacrée du guerrier :
« Le son n’a pas de limites, pas plus que la vue, le goûter, le toucher et les autres sensations n’ont de limites. Le domaine des sens est illimité, à tel point que la perception est en soi primordiale et impensable, qu’elle est au-delà de la pensée. Le nombre de perceptions est si grand que cela dépasse l’imagination. Il existe une quantité infinie de sons. Il y a des sons que nous n’avons jamais entendus, des formes et des couleurs que nous n’avons jamais vues et des sensations que nous n’avons jamais éprouvées. Les champs de la perception sont illimités. »
Les champs de la perception sont illimités et la méditation nous entraîne à les explorer, infatigablement, tel un aventurier plein d’allant. Découvrir ce monde de perceptions, le considérer avec respect, comme on le ferait d’une nouvelle contrée, nous invite à la délicatesse face à la vie de tous les jours.
Aborder la vie avec délicatesse c’est choisir de travailler l’ouverture plutôt que de foncer tête baissée.
C’est avoir de l’égard pour notre précieuse vie humaine.
Le fait d’être en vie, d’avoir un corps, de respirer est fondamentalement bon.
Et l’on peut toujours, à chaque instant se le rappeler.
Apprécier la bonté de notre simple présence corporelle.

Apprécier la bonté de notre souffle qui dit oui à la vie.

Marie-Laurence Cattoire
Paris

Ce texte est extrait d’un enseignement du Stage 2 Entrer dans la Confiance.
4 commentaires
  1. Sonia Vaillant dit :

    La délicatesse de la vie qui prend soin de nous. La délicatesse de chaque note de musique qui est une caresse. Et dire que "c'est la délicatesse qui est la mesure du vrai travail"(Fabrice Midal, enseignement du 12 avril 2017, "La culture pour guérir")
    Merci Marie-Laurence, je te souhaite un magnifique stage et serai avec vous tous de tout cœur

    Répondre
  2. Marie-Laurence Cattoire dit :

    Oui cette phrase sur la délicatesse en tant que "mesure du vrai travail" est très interpellante. Alors que l'on pourrait avoir tendance à associer le travail à des notions plus velléitaires voire plus autoritaires… Le stage sur la Confiance s'annonce passionnant. Je t'embrasse Sonia.

    Répondre

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