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Photo d'Einstein

Méditante 3 + tout -1 – Einstein 1,2,3, love et 8

Arrêt sur image, là maintenant - One, two, three, four - Je suis chez moi assise à mon bureau en compagnie de ce cher monsieur Glass, j’écris en prévision de la soirée de méditation que je vais donner à Neuchâtel ce vendredi - Five, eight, eight, one - La thématique ? Se désarmer, arrêter de lutter et faire la paix avec ce qui est et avec soi.
Image du film Princesse Monokoke

S’asseoir dans sa dignité

Cet été, au mois d’août, a eu lieu le séminaire Faire se rencontrer le ciel et la terre, au Fort Saint André. Lorsqu’il a été achevé et que je me suis demandé ce que j’y avais expérimenté, et en quoi il m’avait déplacée, un mot plutôt pompeux a surgi : « couronnée ». Je me suis sentie couronnée lors de cette semaine de méditation. Comme je fus étonnée de ce mot ! J’ai déjà participé à de nombreux stages et séminaires de méditation au sein de l’École, mais c’est bien la première fois que me vient un mot aussi noble pour caractériser mon expérience.
Image du tableau de Chagall "Le cheval d'ébène" (1946)

La confiance du ré-ensauvagement

Le baromètre de la confiance 2020 mené par le centre de recherche de SciencesPo a montré que l’état d’esprit dominant chez les Français cette année était la méfiance[1]. 87% des Français n’ont pas confiance dans la classe politique, et plus de 60% n’ont confiance ni dans le gouvernement ni dans le président. Ils n’ont pas plus confiance dans les médias (à 69%), dans les grandes entreprises (55%) ou dans les responsables religieux (71%). Mais alors en quoi avons-nous confiance ?
Tableau de Miro intitulé "Oiseau éveillé par le cri de l'azur s'envolant sur la plaine qui respire" 1968

Retrouver la vivacité du monde

Ce matin, quand je me suis assise sur mon coussin pour méditer, je me suis rendue compte que j’étais un peu éteinte ; je me sentais prise dans un léger brouillard qui me donnait une impression de lenteur, de lourdeur. Tout de suite, j’ai cherché des causes : pas assez dormi, ou trop dormi ? Mangé trop lourd, ou trop tard ? Et ensuite est venu tout ce que je devrais faire pour que ça n’arrive pas.
Image d'une ouverture donnant sur un bel espace vert

Trouver refuge dans le souffle

Ces derniers temps, la profondeur de l’expérience corporelle avait comme déserté ma pratique. Il m’arrive parfois d’avoir l’impression de méditer en « 2D » ! Comme si tout était un peu plat, pas très habité. Je le voyais bien, dans les moments de pratique en groupe, à Genève : je sentais alors que je n’habitais pas vraiment mon souffle, qu’il se passait un peu « sans moi ».
Image du tableau "La fuite en Égypte" de Nicolas Poussin

La confiance au cœur du péril

Le 25 mai dernier, je profitai d’un déplacement professionnel à Lyon, pour aller contempler La fuite en Égypte de Nicolas Poussin, acquis par le musée des Beaux-Arts, il y a une dizaine d’années.

D’autres tableaux, il faut en convenir, m’auraient arrêtée, si je n’étais principalement venue pour celui-là. De fait, je l’ai longuement regardé, et bien que j’aie fait la visite de l’ensemble du musée, j’y suis revenue à plusieurs reprises, observant en détail les dégradés de bleus des drapés respectifs de l’ange et de la vierge, puis du ciel et des montagnes lointaines, sur le fond desquelles se déroule la scène.

Dessin montrant l'évolution du singe à l'homme.

Méditation et science : l’évolution comme dérive naturelle

En lisant le livre de Francisco Varela, L’inscription corporelle de l’esprit, je me suis rendu compte à quel point mon rapport au monde était subtilement influencé par les théories classiques de l’évolution et qu’une toute autre perspective était envisageable qui pouvait changer radicalement ma façon d’être au monde.
Tableau de Caspar David Friedrich montrant un homme de dos se tenant sur un rocher et contemplant une mer de nuages.

Être droit et digne

Pourquoi faudrait-il méditer pour nous aider à être droit et digne ? Ne sommes-nous pas d’emblée droits et dignes, accueillis dès notre naissance dans la communauté des hommes ? C’est ce que nous pourrions souhaiter, mais comment cela se montre-t-il concrètement dans notre expérience ?
Portrait personnifiant la joie tranquille par Charles Le Brun.

La joie au cœur de la pratique de la méditation

Souvent la joie est oubliée dans l’expérience méditative. Par la force des choses, dans la pratique, nous rencontrons souvent nos problèmes, nos angoisses, nos douleurs … Il arrive même que nous venions à la méditation pour essayer de régler tout cela. Or, au fond, cela ne se règle jamais vraiment.