La simplicité de la bienveillance aimante

Phot noir et blanc d'une femme âgée, assise de face près d'une fenêtre
La bienveillance aimante, cette dimension où l’on se sent pleinement accepté,  se montre souvent dans des moments très ordinaires. Elle peut apaiser nos douleurs, très simplement, comme dans ce souvenir lié à ma grand-mère maternelle.
Je devais avoir 11 ou 12 ans et j’étais dans une période où je perdais régulièrement des choses, les clés de la maison, des vêtements…
J’étais allée faire du shopping avec une amie et je me suis rendue compte que j’avais perdu mon gilet.  J’ai été submergée par la panique en me disant que ma mère allait vraiment me gronder très fort.
Je suis allée dans une cabine téléphonique – c’était bien des années avant l’avènement des portables – et j’ai appelé ma grand-mère : « Grand-maman, j’ai perdu mon gilet ! »
C’était un peu curieux, elle ne pouvait pas faire grand-chose pour moi.  Je ne me souviens pas très bien de ce qu’elle m’a dit.  Je me souviens seulement qu’elle m’a proposé de me donner mon cadeau d’anniversaire à l’avance. J’ai dit non merci, parce que cela ne servait à rien.
Mais ce coup de fil m’a apaisée.  Le simple fait que ma grand-mère soit là pour moi, qu’elle m’écoute, a suffi pour calmer ma panique.
Je suis rentrée à la maison et je revois ma mère, occupée à  préparer des éléments de décoration pour ma chambre.
Je lui ai dit que j’avais perdu mon pull et elle ne m’a rien dit. Ouf, sauvée.
Ce n’est que bien des années plus tard, devenue adulte, que j’ai réalisé que ma grand-mère avait dû appeler ma mère entretemps…
Anne Vignau
Saint-Gratien
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