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Entrées par Anne VIGNAU

Photo de méditants

Ma première retraite en groupe

Je garde un souvenir ému de ma première retraite solitaire. Je pratiquais la méditation depuis deux ans et j’avais très envie de relever le défi de passer dix jours à méditer huit heures par jour, en silence. Il y a eu des moments difficiles à traverser, c’est sûr, des envies féroces de se lever du coussin et de partir en courant.
Tempête de neige, tableau de Turner

Rester debout

Comment rester debout en cette période où le monde entier retient son souffle face à l’évolution galopante de la pandémie ? J’ai choisi pour illustrer ce texte le tableau Tempête de neige de Joseph Mallord William Turner car je me suis rappelée que Turner s’était fait attacher au mât d’un navire naviguant en pleine tempête pour faire face à cette dernière. Mais il n’est pas nécessaire de prendre des mesures aussi extrêmes…
Photo d'une maison

Un confinement méditatif

J’habite dans une maison avec un jardin. Je ne travaille plus, mon mari quant à lui fait du télétravail, et mes enfants sont au Québec. Confinement privilégié, à deux. Avec la mise en place de ce confinement, j’ai l’impression d’être entrée dans un vaste espace de pratique. Être chez soi, c’est se poser.
Image du tableau "L'Annonciation" de Botticelli

Journal intime et pratique de la méditation

Dans l’introduction à son Journal 1973-1982, l’écrivaine Joyce Carol Oates écrit ceci : « Tenir un journal est-il essentiellement un moyen de se consoler, grâce à une « voix » qui est la nôtre, subtilement transformée ? Un moyen de dissiper la solitude, un réconfort ? » À la lecture de ces lignes, j’ai senti confusément qu’il y avait un point commun entre la tenue d’un journal intime et la pratique de la méditation.
Image d'une fenêtre ouverte sur un ciel légèrement nuageux

Être ou ne pas être dans son assiette

Par un beau matin, je me suis réveillée d’humeur chagrine, un peu contrariée, un peu triste, un peu grognon, sans trop savoir pourquoi. Je me suis assise sur le coussin. Il ne s’est rien passé de transcendant pendant la pratique : je me suis posée, j’ai suivi mon souffle et porté attention à ce qui m’entourait. Rien de spécial. Ordinaire. Et pourtant, lorsque je me suis relevée, je me suis dit que j’étais dans mon assiette.
Photo d'un petit enfant marchant dans la neige

Le goût de la neige

La pratique de la méditation nous aide à voir plus clairement comment les sensations nous ouvrent à un champ d’expérience très vaste. On a tendance à mettre le corps d’un côté et l’esprit de l’autre mais nos sens nous parlent de notre être : on dit bien avoir du tact, avoir du goût, avoir du nez ou du flair, avoir l’œil, avoir de l’oreille. Une sensation est un moment de vie, une ouverture sur le monde. Elle peut nous télescoper dans une épaisseur de temps et de sens. Cela va très vite, dans un temps qui est plein et unifié, rassemblé.
Photographie de Vivian Maier d'une petite fille pleurant.

De l’autre côté du miroir

À un moment, Fabrice dit « Votre sensation est-elle agréable, désagréable ou neutre ? » J’étais à ce moment là étreinte par un sentiment poignant de tristesse, sans cause précise. Je me suis donc posée la question : « C’est agréable, désagréable ou neutre? » et je me suis trouvée prise de court. Je ne pouvais pas dire si c’était agréable, désagréable ou neutre. C’était, tout simplement.
Dessin de l'oiseau bip bip poursuivi par le coyote.

L’accord du corps et de l’esprit

Lorsque nous méditons, nous posons notre corps dans le silence et l’immobilité et permettons ainsi à notre esprit de (parfois) ralentir. Nous pouvons ainsi voir les moments où nous sommes complètement partis dans nos pensées et les moments où nous revenons là où nous sommes, comme nous sommes.
Vue sur le massif des Bauges.

Mon cadeau d’anniversaire : un stage de Pleine présence !

En plein massif des Bauges, on sent la montagne qui nous entoure et nous protège, on entend parfois lorsqu’on médite le joli son des cloches que les vaches portent à leur cou, on est dans une région de bois, dans un chalet avec du bois. Tout est solidité autour de nous et cela nous procure un sol à partir duquel nous pouvons pratiquer tous ensemble.