Méditante 3 + tout -1 – Einstein 1,2,3, love et 8

Photo d'Einstein

Arrêt sur image, là maintenant – One, two, three, four –
Je suis chez moi assise à mon bureau en compagnie de ce cher monsieur Glass, j’écris en prévision
de la soirée de méditation que je vais donner à Neuchâtel ce vendredi – Five, eight, eight, one –
La thématique ? Se désarmer, arrêter de lutter et  faire la paix avec ce qui est et avec soi.

Pendant ce temps-là,  Einstein tourne en boucle sur la plage – one, two, one, two, one, two –
Ce tourbillon frénétique et diaphonique me donne le tournis, je sens que ce léger inconfort est peut-être une occasion de justement se désarmer pour plonger dans l’inconnu. Une invitation à déposer mes œillères chéries sur le coin de la table pour à la place mettre des lunettes qui donnent le point de vue du tout.

Quand parfois ça coince…

– La, la C, C, dd, la, la cc, danser, danser, danser –  La dame le chante à tue-tête.
Je l’entends, elle parle fort, elle m’appelle, elle m’invite et maintenant elle crie « danse », « arrête de vouloir tout  réussir parfaitement », « Juste-do it ! »

Facile à dire ma jolie, j’essaye mais je n’y arrive pas ! J’écris une ligne et j’en efface une autre, ça ne va pas, c’est nul… Les heures passent au son du violon et rien ne se passe. Je me sens mal, incapable, pas à la hauteur. Le temps presse mais je ne comprends plus rien… En mode tyran et emmêlée dans l’angoisse, j’en oublie le gout de la paix et commence à sentir la lourdeur et la douleur des armes, du bouclier et de l’épaisse armure m’étouffer.

Se foutre la paix !

Chance ! Au beau milieu de ma « air » tempête,  Einstein prend la parole et dit « sister ! Open yours eyes ! »  Ce à quoi je réponds «  yes professor ! ». N’y une d’y deux me voilà sur la terrasse, allongée sous les derniers rayons de soleil d’une belle journée d’automne, je me fous la paix et sors enfin de mon apnée nauséabonde.

J’en profite pour approfondir cette ouverture en faisant appel aux Quatre forces. J’écoute, je m’ancre, je respire et j’adopte une attitude d’accueil. En quelques instants je retrouve la solidité de la terre et de l’espace dans lequel je peux à nouveau respirer à pleins poumons.

Ainsi désarmée et sur quelques notes de piano je me remets au travail. Jeu set et matche, la tonalité a changé, la pression a baissé, mon esprit est plus clair et je sens même de la joie, de l’enthousiasme de pouvoir écrire et me questionner sur un sujet aussi passionnant que celui de se mettre à nu pour être entièrement ce que nous sommes, ce que je suis.

Morgane Dumas

Genève

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