Un sentiment de solitude

Solitude
Dinard. Fin du premier jour du séminaire “Comment habiter le monde en poète ?”
Je vais me coucher envahie par un sentiment très profond de solitude. Cela m’arrive souvent dans un séminaire.
Les années dans l’École occidentale de méditation m’ont appris à l’apprivoiser et à la chérir car c’est la solitude qui nous permet de recueillir ce qui se donne dans ces séminaires.
Comme l’a dit Fabrice Midal en introduction, nous ne savons pas ce qui va se passer et rentrer en rapport à la poésie implique de partir à l’aventure.
Ceci nous concerne chacun en propre. Comment peut-il en être autrement ?
Vous vous en doutez bien, nous n’allons pas, dans ce séminaire, parler de la poésie en tant que genre littéraire mais de cette poésie qui est le lieu où l’homme peut habiter son existence. Cette poésie qui est un dire, une monstration.
Et la culture dont va nous parler Fabrice Midal ne concerne pas l’expo qu’il faut “faire” ou une simple appréciation esthétique mais bien plutôt comment un tableau ou un poème peut nous aider à vivre…
Ceci concerne l’essentiel de notre existence pour qui veut bien le regarder ou l’entendre.
Et c’est dans la solitude de chacune de nos existences que nous pouvons laisser le poème avoir lieu.
Anne Vignau
Dinard
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