Tous les articles de

Entrées par Danielle MOYSE

Présence et dignité : assis comme un Cézanne

Je venais de faire une conférence sur le thème : « handicap et dignité », auprès d’étudiants en médecine, pharmacie, droit de la santé, quand je me suis aperçue, que l’exposition Cézanne et les maîtres, rêve d’Italie (Du 27 février au 5 juillet), qui vient d’ouvrir ses portes au Musée Marmottan, se trouvait à quelques stations de métro, du lieu où venaient d’avoir lieu cette rencontre. Je n’ai pas résisté à la tentation de m’y rendre immédiatement.

Apprivoiser la peur dans la relation de soins

Quel lien pouvons-nous entretenir avec nos émotions ? C’est une question très importante que nous avons notamment eu l’occasion d’aborder récemment à l’École occidentale de méditation, où nous avons eu le plaisir de recevoir Dzogchen Ponlop, venu nous présenter son dernier livre : Emotional Rescue, paru en français sous le titre : Plan de sauvetage émotionnel.
Photo de Hans Hartung travaillant avec un grand rouleau

Je conjurai la foudre !

Un petit mot, chers amis, pour partager avec vous un enthousiasme : je suis ressortie sonnée de l’exposition Hans Hartung, au Musée d’Art Moderne de Paris ! Cet homme porte en lui le monde. Non seulement son époque en des abîmes qui ont pris d’autres visages, mais sont toujours les nôtres, mais aussi les forces du ciel et de le terre tout ensemble ! Fureur de vivre, fureur de peindre !

Qu’est-ce que le handicap peut développer de beau dans l’être humain ?

Le lundi 23 septembre 2019, j’étais invitée sur RTL, pour aborder cette question, avant la diffusion sur Arte, mercredi 25 septembre, du documentaire de Stéphanie Pillonca : laissez-moi aimer. Ce documentaire a filmé une troupe de danse, qui rassemble danseurs valides et handicapés. Le résultat est étonnant. Au cours de l’émission de radio sur RTL qui l’annonçait, il a été question de beauté, de bienveillance, de l’amour dans toutes ses dimensions, de compassion, de la confusion possible de celle-ci avec une pitié condescendante.

La confiance au cœur du péril

Le 25 mai dernier, je profitai d’un déplacement professionnel à Lyon, pour aller contempler La fuite en Égypte de Nicolas Poussin, acquis par le musée des Beaux-Arts, il y a une dizaine d’années.

D’autres tableaux, il faut en convenir, m’auraient arrêtée, si je n’étais principalement venue pour celui-là. De fait, je l’ai longuement regardé, et bien que j’aie fait la visite de l’ensemble du musée, j’y suis revenue à plusieurs reprises, observant en détail les dégradés de bleus des drapés respectifs de l’ange et de la vierge, puis du ciel et des montagnes lointaines, sur le fond desquelles se déroule la scène.

Tableau du Caravage datant de 1605-1606 représentant Saint Jérôme écrivant.

Un corps pensant !

Tel est le Saint Jérôme écrivant de Caravage ! Si vous voulez avoir sous les yeux ce que signifie la synchronisation du corps et de l’esprit préconisée par Chögyam Trungpa, allez vite voir ce tableau au Musée Jacquemart-André ! Saint Jérôme est le saint patron des traducteurs, celui à qui l’on doit la Vulgate, c’est-à-dire la traduction de la Bible en latin, à partir du Grec et de l’Hébreu.
Photographie d'une statue de Barbara levant la mains au ciel

La présence est amour !

Il y a 21 ans disparaissait Barbara. Mais comment se fait-il que, après les longs mois d’hommages rendus un peu partout l’an dernier, notamment à la Philharmonie de Paris par la très belle exposition réalisée par la petite-fille du photographe Robert Doisneau, Clémentine Deroudille, je reçoive, aujourd’hui encore, nombre de messages rappelant cet anniversaire ? Qu’avait donc cette femme pour être toujours présente à ceux qui l’ont aimée ?
Tableau de Joan Miró, intitulé "Escargot, femme, fleur, étoile", peint en 1934.

Le chemin d’humilité de Joan Miró,

Lors d’un entretien qu’on peut entendre à l’occasion de la très belle exposition consacrée à Joan Miró au Grand Palais (du 3 octobre 2018, au 4 février 2019), celui-ci déclare qu’il ne donne jamais de titre à ses tableaux avant de les avoir conçus. Les découvrant lui-même après les avoir réalisés, c’est alors seulement qu’il peut leur donner un nom, comme à un bébé, explique le peintre, qu’il nommerait, après en avoir identifié les caractéristiques les plus propres.
Tableau de Zao Wou-Ki intitulé le vent pousse la mer

L’espace-silence de Zao Wou-Ki

« Les toiles de Zao Wou-Ki - cela se sait - ont une vertu : elles sont bénéfiques », écrit à propos du travail de son ami peintre, le poète Henri Michaux. Lues à la sortie de l’exposition qui lui est consacrée au Musée d’art moderne, jusqu’à janvier 2019, ces paroles ont en effet nommé l’expérience que m’a fait traverser la contemplation des toiles de Zao Wou-Ki, actuellement regroupées sous le titre, inspiré par un mot de Michaux : « l’espace est silence » .