Méditer, c’est d’abord juste s’asseoir

Photo de Clément Cornet, ajustant la posture d'une pratiquante, de dos

C’est pourtant le plus simple, mais comme le rappelle souvent Fabrice Midal : « le plus simple est souvent le plus difficile ».
C’est profondément vrai ici. Le fait de ne rien avoir à réaliser, ni à construire, est un véritable défi pour notre temps. Nous sommes tellement conditionnés à penser notre existence dans le prisme du multitasking* qu’il semble impossible de ne faire qu’une seule chose à la fois : juste s’asseoir.

C’est simple mais tellement profond. Il ne faut alors pas entendre le simple comme l’absence de complication : le simple c’est mettre les conditions pour toucher ce qui est essentiel, toucher ce qui nourri le profondeur de notre existence.
Juste s’asseoir, c’est nourrir la profondeur de notre existence.
Il n’est donc pas question ici de s’asseoir pour ne plus être débout mais de s’asseoir au sens d’avoir une assise, de trouver son assise.

On voit en français comment cette expression « il a une bonne assise » désigne un être qui dégage une forme de confiance, il est bien établi dans sa vie, dans son existence. C’est très littéral et ce n’est pas un hasard si quelqu’un est bien assis.

Commencer par avoir une bonne assise, c’est donc l’ingrédient initial de la confiance et de la dignité d’être.

Mathieu Brégegère
Paris
* Terme anglophone désignant le fait de pratiquer plusieurs activités en même temps et plus précisément d’utiliser plusieurs moyens de communication de manière simultanée.
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