Le sens de l’école

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 Lorsque j’ai découvert l’École occidentale de méditation, je me souviens de l’enthousiasme qui était le mien en voyant la richesse des enseignements proposés lors des séminaires, en sentant le feu qui s’allumait en moi à leur écoute et en réalisant l’impact que ceux-ci pouvaient avoir sur ma vie.
Jusqu’alors, je n’avais jamais connu une « école » de ce type.
Dans mon souvenir, l’école c’était avant tout ce moment « chiant » où je devais me forcer à apprendre tout un tas de choses en vue de mon futur métier. J’avais le sentiment que cette école ne me concernait pas vraiment. J’y allais chaque jour pour avoir une place plus tard dans la société mais c’est tout…
Ce qui était transmis était sans rapport à la vie. Sans le savoir, beaucoup de mes souffrances venaient de là. Je voulais apprendre, découvrir, grandir mais plus j’avançais sur mon parcours scolaire et plus le monde s’asséchait…
Découvrir l’École occidentale de méditation, ce fut comme trouver une source de vie à laquelle je pouvais enfin m’abreuver sans modération ! J’avais tellement soif… soif de savoir véritable…
Lors d’un enseignement sur le sens de l’école, Hadrien France-Lanord a lu ce passage du poète Rainer Maria Rilke qui reste pour moi comme un talisman et qui éclaire profondément le sens de l’école :

« Aussi étrange que cela paraisse dans les circonstances présentes c’est à l’école que la vie doit se transformer. Si il est un endroit où elle doit devenir plus vaste, plus profonde, plus humaine, il faut que ce soit l’école. Plus tard, la vie se durcit rapidement dans les métiers et les destins. Elle n’a plus le temps de changer, il lui faut agir telle qu’elle est. Mais à l’école, on a le temps, le silence et l’espace ; du temps pour chaque évolution, du silence pour chaque voix, de l’espace pour la vie entière, pour toutes ses valeurs et tous ses objets.
Une série d’erreurs indescriptibles a fait que l’école est devenue le contraire. De plus en plus, la vie et le réel en ont été chassés. L’école ne devait plus être qu’école et la vie était tout autre chose, elle était pour plus tard, après l’école et destinée aux adultes. Comme si les enfants ne vivaient pas, n’étaient pas au cœur de la vie. L’école est morte de ce garrot incompréhensible. »

Rainer Maria Rilke, Enseignement religieux, traduction inédite par Hadrien France-Lanord lors du séminaire « Les 7 voies dans l’École occidentale de méditation »

Pour moi, l’École occidentale de méditation a ceci de particulier qu’elle ne propose pas un savoir abstrait et désincarné, au contraire, elle m’apprend comment prendre chaque jour un peu plus soin de mon humanité, comment advenir à ce que je suis en propre et comment écouter toujours mieux ce qui m’appelle au plus profond. Aussi incroyable que cela puisse paraître, elle est l’école véritable dont Rilke parle ici…
Dans cette perspective, la méditation – comme cette manière d’apprendre à se tenir au plus juste dans sa vie – joue un rôle central dans l’École. La pratique n’est jamais acquise une fois pour toute et je ne cesse de découvrir comment je peux laisser rayonner dans ma vie les trois visages de la méditation que sont la pleine présence, la confiance et la bienveillance et voir comment cela m’aide sur mon chemin de vie…
Avec Clarisse Gardet, j’aurai la chance d’explorer ces trois visages de la méditation et de parler du chemin qu’ils ouvrent lors d’une journée d’enseignements et de pratique à Genève, le dimanche 2 juillet. J’espère vous y retrouver nombreux !
Guillaume Vianin
Neuchâtel
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