Se regarder le nombril

Photo du tableau "L'escargot" de Matisse, avec au premier plan, à droite, un homme assis avec des écouteurs et à gauche, une femme, la tête tournée vers l'objectif
Quand, au cours d’une discussion, je dis à mes amis que je médite, il arrive parfois que certains me répondent : « ah bon… tu as le temps de te regarder le nombril ?… ».
Voilà bien une idée fausse – et très répandue – sur la méditation, celle qu’il s’agirait d’un exercice d’introspection.
La méditation n’invite pas à se centrer sur soi-même, mais plutôt à retrouver son centre.
La posture de méditation dans son entièreté nous dit comment retrouver un axe, un centre à partir duquel notre intelligence, notre singularité, notre bonté, notre beauté peuvent se déployer.
Elle nous invite à nous ouvrir, par la délicatesse et la vivacité des perceptions sensorielles, au lieu de nous replier en décortiquant nos ressentis.
Il ne s’agit pas de trouver qui nous sommes en cherchant à l’intérieur de nous de manière analytique ou psychologique, mais de nous ouvrir, avec détente et attention, à notre manière d’être au monde, à notre manière de faire, puis à notre vérité propre.

En illustration, l’Escargot en papier découpé de Matisse, photographié à la Tate Modern de Londres.

Marie-Laurence Cattoire
Paris

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