Prendre soin de ses blessures

Reproduction de l'image d'un Saint, un doigt sur les lèvres
Nous avons tous très peur d’avoir mal, d’avoir trop mal, ou d’être trop inquiet, trop triste, trop seul, trop stressé…

Nous avons parfois si peur que nous ne rencontrons aucunement ce qui nous arrive.

Nous faisons tout pour l’éviter, pour nous éloigner de ces douleurs ou de ces peines, pour les noyer…

Premier réflexe : fuir devant la peine…

Grâce à l’entrainement que nous offre la méditation, nous apprenons à devenir un peu plus courageux : la méditation nous invite à accueillir ce qui est, comme c’est, sans bouger, sans chercher à faire quoi que ce soit, mais en regardant avec précision et douceur.

Alors au lieu de rester juste un inconfort flou, une douleur irréelle, une inquiétude sourde mais même pas nommée, nous apprenons à entrer en relation avec nos peurs, nos incertitudes, nos malheurs.

Et du fait même de les reconnaître nous pouvons commencer à en prendre soin, à les accueillir au lieu de les fuir, à les bercer au lieu de les ignorer.

Car ignorer ce qui nous arrive ne marche jamais ! Nous sommes toujours rattrapés par la réalité.

Refuser le réel est toxique.

En conclusion, une citation de l’écrivain humaniste Romain Rolland, tirée de son livre La vie de Michel-Ange, 1907.

« Il n’y a qu‘un seul héroïsme au monde : c’est de voir le monde tel qu’il est, et de l’aimer. »

Cet article est extrait de l’enseignement donné le jeudi 10 novembre 2016 dans le cadre des soirées dédiées à l’Amour bienveillant et offertes aux membres amis de l’École.

Marie-Laurence Cattoire
Paris

 

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