Se poser au cœur de ce qui nous anime

Tableau abstrait de Robert Delaunay avec des lignes concentriques colorées, dans des teintes vives à dominantes verte, rouge, orange et jaune.

Méditer c’est se mettre à l’écoute de ce qui est le plus vivant en nous et de ce qui nous rend plus vivant.

Cela n’est pas une posture intellectuelle avec thèse / antithèse / synthèse. Non. Il s’agit de passer par le corps, de sentir quand cela dit oui ou quand cela dit non, c’est une question de rythme, de mouvement, de croissance ou de décroissance, d’ouverture ou de fermeture.

 La vie en nous est forte et sait ce qui est bon mais nous avons perdu toute habitude ou entraînement à l’écouter. Nous recouvrons trop souvent sa vivacité par l’idée de ce qui est bon ou par l’interprétation psychologique de ce qui serait bon.

En méditant, nous revenons aux sensations. Et des pensées, des émotions s’y relient. On veut s’y accrocher ou les rejeter. On veut élaborer, analyser. Et « hop ! » la sensation est perdue pour ce qu’elle est, elle n’est plus là, on ne l’entend plus.

Un cadre pour apprendre à discerner

 

Grâce à une pratique régulière, nous pouvons aller plus avant dans la perception des sensations et même se rendre compte qu’elles sont parfois si ténues que l’on ne peut nommer leurs changements de modalités.

Dans cette immobilité silencieuse, l’assise est le cadre pour apprendre à discerner ce flot continu de sensations, d’émotions, de pensées. Discerner veut bien dire que nous entrons dans leur vérité et ne veut pas dire que nous perlaborons à leur propos. C’est d’ailleurs la raison du « bonjour » et du retour au souffle. C’est une aide précieuse pour arrêter tout ce que nous ajoutons, rajoutons, surajoutons, …

Nous revenons, de la pointe de notre regard clair, au cœur même de ce qui nous anime. Et c’est ce cœur même de ce qui nous anime qui est la source de vie.

La méditation n’est pas un truc pour arriver à respirer calmement.
Elle nous pose au cœur de ce qui nous anime.
Et, ainsi, au cœur des ressources qui sont en nous pour exister.

 

Marine Manouvrier
Bruxelles

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