Avoir la tête libre, être présent.*

Photo noir et blanc de Georges Braque assis dans son atelier, devant certains de ses tableaux

Pratiquer la méditation aujourd’hui, c’est tout simplement faire en sorte d’être un peu plus présent à sa propre vie, d’être en capacité de voir la différence de qualité entre être présent et ne pas l’être.

Ce sont des expériences simples mais pourtant si difficiles à assumer au quotidien tant notre esprit est sous l’emprise du nombre infini d’informations qui y circulent : des stimulations diverses, de multiples projections sur ce que sera demain, des sentiments d’angoisse refusant d’abandonner le passé. Autrement dit, l’envahissement permanent de notre esprit est causé par un désir tout-puissant de maîtrise et de contrôle.

Avoir la tête libre, c’est sortir de cette impasse en se donnant plus d’espace; la sensation de claustrophobie se dissipe peu à peu, les portes de notre esprit s’ouvrent à l’espace vaste du moment présent : l’environnement où on est situé, les personnes qui sont là, des indices sur la meilleure façon dont on pourrait s’y accorder.

La discipline du simple n’est pas la perspective dans le vent mais elle semble pourtant l’expérience libératrice par excellence pour notre temps.

Trêve de mots, mon coussin m’appelle !

Mathieu Brégegère
Paris
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