Méditer : une réponse qui s’accorde entièrement à notre temps

Photo des bénévoles de l'École occidentale de méditation, fondée par Fabrice Midal, installant la salle de pratique au Palais Brongniard pour un grand weekend rassemblant la communauté

Le grand weekend de l’École occidentale de méditation pour fêter les dix ans de son existence vient de se terminer. Ce fut événement marquant ; par l’ampleur du lieu qui nous a accueilli pendant ces deux journées tout d’abord mais aussi et surtout par le retentissement symbolique qu’il a eu sur mon existence.

En effet, il m’est apparu plus clairement comment le fait de pratiquer la méditation était la réponse la plus appropriée aux nombreux défis de notre temps. Je suis appelé depuis mon adolescence par un désir ardent de m’engager pour améliorer le sort de mes semblables. Pendant longtemps, j’ai cru que cela passerait par l’engagement dans des mouvements contestataires classiques : je voulais faire la révolution.

Au fil du temps, j’ai vu comment la lutte des classes ne s’accordait plus à la réalité de l’espace dans lequel nous vivions. C’est là notamment que j’ai rencontré la pratique de la méditation. Elle a eu un impact sans précédent sur la manière dont j’entrais en rapport avec moi-même, avec les autres mais aussi avec le monde. Peu à peu, j’ai pu prendre toute la mesure de la transformation existentielle que m’a permis d’opérer la pratique méditative.

Fabrice Midal parle d’ une « révolution concrète ». Cela décrit bien le phénomène. Je me suis rendu compte que jusque là, je rêvais les yeux ouverts. Mon action était soutenue par un idéal abstrait qui n’avait plus de prises avec notre époque.

Après ce grand weekend, je voix d’autant mieux comment cette « révolution concrète » passe par l’expérimentation directe et quotidienne de trois pratiques : la présence attentive, la bienveillance aimante et la confiance. Trois réponses originales qui s’accordent au « Chaosmos » qu’est notre temps, pour reprendre l’expression du poète Irlandais James Joyce, cité par  Hadrien France-Lanord ce dimanche.

Je n’ai plus aucune hésitation à dire qu’aujourd’hui, je souhaite consacrer ma vie à éprouver ces trois pratiques et à les transmettre au plus grand nombre : j’ai trouvé mon chemin et je suis convaincu qu’en m’y engageant entièrement ma vie pourrait devenir une œuvre.

Mathieu Brégégère
Paris
4 commentaires

Laisser un commentaire

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire