La désobstruction du cœur

 Pendant longtemps la pratique de l’Amour bienveillant me crispait au plus haut point, je la trouvais un brin naïve mais surtout je n’y arrivais pas.

Sans doute parce que je désespérais d’arriver à entrer pleinement en rapport avec cette chose dans le creux de ma poitrine, le cœur.
J’avais beau suivre les instructions à la lettre, rien de rien.

Puis, un jour, une phrase énoncée pendant la pratique par Fabrice Midal m’a indiqué un chemin.
“Voir qu’il est difficile de se relier à son cœur est déjà une modalité de rapport à son cœur.”

Cette phrase m’a détendue, au fond il n’y avait rien à réussir, juste accueillir ce qui est, tel qu’il est.
A partir de ce jour, j’ai pu donner droit à cette modalité-là, mais aussi à d’autres qui sont doucement apparues.
Il me fallait prendre le temps d’apprivoiser ce qui m’est à la fois le plus caché et le plus propre.

Au fond, la désobstruction du cœur était à l’œuvre depuis la première pratique même si je ne le voyais pas.

Marine Manouvrier
Bruxelles

1 commentaire
  1. pascalette nicole dit :

    Oui c'est vrai, la bienveillance aimante est tout sauf "intellectuelle", elle doit se vivre en toute simplicité ; le livre de Sharon Salzberg, "L'amour qui guérit" m'à permis un peu plus d'apprivoiser cette ouverture du coeur. Mais j'espère aussi pouvoir participer au stage sur la bienveillance aimante en février. .

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