Une aube

Photo du feuillage dans une forêt avec un bout de ciel clair
Chögyam Trungpa – Shambhala, la voie sacrée du guerrier.. Voici vingt ans que je lis ce livre inépuisable qui restera comme l’un des très grands de son siècle. Je l’ouvre dix, vingt fois l’an, à chaque fois c’est une plongée aux sources de la vraie vie d’où je rapporte de nouveaux trésors.
Ce matin ceci : La douceur provient de l’absence de doute. Ne pas avoir de doute signifie faire confiance à son cœur.
On croit ouvrir un livre et c’est lui qui vous ouvre. Qui vient, comme une chanson, réveiller les échos de l’être qu’on avait dépiécé. La formule de Rimbaud trouve sa clé – la vérité dans une âme et un corps, l’expérience de l’unité se déploie dans la tendresse de l’aube d’été. Un merle dans l’érable signe la journée. Je laisse la plume pour entrer dans la clairière accordée.
On pourrait dire qu’il s’agit de doute existentiel (comme dans la chanson de Bashung  –  j’ai des doutes sur la remise à flot de la crème renversée),  de tout ce qui constitue une séparation entre soi et les choses,  entre soi et soi.
Mais dans le texte de Chögyam Trungpa, il s’agit surtout de non-doute – un état de confiance qui provient de ce qu’on est  profondément un. La méditation nous assemble, elle met ensemble ce que nous croyions en guerre – le corps et l’esprit par exemple.  Aucune certitude mais une confiance enjouée. La vie est si vive !
Yves Dallavalle
Chapendu
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