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Funambule

Je reviens en ce moment chaque jour sur l’écoute de l’enseignement de Fabrice Midal portant sur la présence ouverte et l’attention focalisée.  Cet enseignement permet de comprendre que toute pratique suppose la focalisation sur…
Homme se prenant la tête

L’esprit (ou l’être) corseté

Après 27 ans d’emprisonnement et de grandes épreuves, Nelson Mandela écrit ceci dans son autobiographie Un long chemin vers la liberté : « J’ai toujours su qu’au plus profond du cœur de l’homme résidaient la miséricorde…

Notre véritable nature

« Notre véritable nature n’est pas un idéal auquel nous devons aspirer. C’est la personne que nous sommes maintenant et c’est ce avec quoi nous pouvons entrer en amitié et célébrer. »Citation de Pema Chödrön à propos de la…
Photo du tableau "L'or de l'azur" (1967) de Miró

Les Quatre forces guident ma pratique

Ce matin, la pratique s’est révélée sous un jour nouveau. Fabrice Midal nous invite a pratiquer la méditation en nous laissant guider par « quatre forces » et celles-ci m’accompagnent. La première force, l’écoute, me parle assez spontanément et pourtant de jour en jour, je remarque que souvent, j’ai tendance à m’échapper. Ce n’est pas si facile d’entrer réellement dans une écoute nuancée et vraiment en lien avec les sons qui me parviennent.
Tableau de William Turner

Révélation de la lumière, révélation de l’espace

Turner, ce regardeur infatigable qui a parcouru son Angleterre natale et l’Europe entière pour contempler la diversité et la somptuosité des paysages finit paradoxalement par les faire apparaître de telle sorte que nous ne pouvons plus en distinguer aucun détail, ni presque aucun contour ! Il semble étrangement que plus il les observe, moins il les voit, du moins si l’on entend par là qu’il en discerne les formes. Et pourtant ! Il déclare bien : « Je peins ce que je vois, et non ce que je sais être là ». Ce qu’il sait être là, c’est une montagne, un port, une tempête, un Yacht approchant de la côte, une Mer agitée avec des dauphins. Probablement, ces deux titres qui désignent les derniers tableaux exposés actuellement au Musée Jacquemart André (Turner, collection de la Tate, 26 mai 2020, 11 janvier 2021) désignent-ils ce qu’il sait être là, mais il a peint, restitué pour nous, ce qu’il a vu.
Image d'une femme, de dos, regardant par une fenêtre ouverte

Il y a une tache sur la fenêtre

Je vous écris depuis Düdingen, une petit village au nord de Fribourg, en Suisse. En raison du confinement nécessaire, nous avons réorganisé notre appartement pour faciliter le télétravail : mon bureau est maintenant dans une petite pièce qui servait de chambre d’ami-e-s. Plus important, il est placé devant une fenêtre. Elle ouvre sur un champs, quelques maisons, un boisé, beaucoup de ciel.
Photo d'une maison

Un confinement méditatif

J’habite dans une maison avec un jardin. Je ne travaille plus, mon mari quant à lui fait du télétravail, et mes enfants sont au Québec. Confinement privilégié, à deux. Avec la mise en place de ce confinement, j’ai l’impression d’être entrée dans un vaste espace de pratique. Être chez soi, c’est se poser.
Reproduction d'un tableau représentant un homme assis lisant dans un café

Les cafés

Une merveilleuse amie, qui fréquente assidûment les cafés parisiens, m’a permis de mener cette réflexion que je vous livre : de l’importance des cafés comme une image de la méditation. Les bistrots, les brasseries, les troquets, les rades... dans ma vingtaine, les cafés on pris une place primordiale pour mon mûrissement. Ce n’était ni chez moi, ni chez les autres : un espace neutre, ouvert, parfois chaleureux mais pas toujours, et peu importait.
Tableau de Zao Wou-Ki intitulé le vent pousse la mer

L’espace-silence de Zao Wou-Ki

« Les toiles de Zao Wou-Ki - cela se sait - ont une vertu : elles sont bénéfiques », écrit à propos du travail de son ami peintre, le poète Henri Michaux. Lues à la sortie de l’exposition qui lui est consacrée au Musée d’art moderne, jusqu’à janvier 2019, ces paroles ont en effet nommé l’expérience que m’a fait traverser la contemplation des toiles de Zao Wou-Ki, actuellement regroupées sous le titre, inspiré par un mot de Michaux : « l’espace est silence » .