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Photo du tableau "L'or de l'azur" (1967) de Miró

Les Quatre forces guident ma pratique

Ce matin, la pratique s’est révélée sous un jour nouveau. Fabrice Midal nous invite a pratiquer la méditation en nous laissant guider par « quatre forces » et celles-ci m’accompagnent. La première force, l’écoute, me parle assez spontanément et pourtant de jour en jour, je remarque que souvent, j’ai tendance à m’échapper. Ce n’est pas si facile d’entrer réellement dans une écoute nuancée et vraiment en lien avec les sons qui me parviennent.
Tableau de William Turner

Révélation de la lumière, révélation de l’espace

Turner, ce regardeur infatigable qui a parcouru son Angleterre natale et l’Europe entière pour contempler la diversité et la somptuosité des paysages finit paradoxalement par les faire apparaître de telle sorte que nous ne pouvons plus en distinguer aucun détail, ni presque aucun contour ! Il semble étrangement que plus il les observe, moins il les voit, du moins si l’on entend par là qu’il en discerne les formes. Et pourtant ! Il déclare bien : « Je peins ce que je vois, et non ce que je sais être là ». Ce qu’il sait être là, c’est une montagne, un port, une tempête, un Yacht approchant de la côte, une Mer agitée avec des dauphins. Probablement, ces deux titres qui désignent les derniers tableaux exposés actuellement au Musée Jacquemart André (Turner, collection de la Tate, 26 mai 2020, 11 janvier 2021) désignent-ils ce qu’il sait être là, mais il a peint, restitué pour nous, ce qu’il a vu.
Image d'une femme, de dos, regardant par une fenêtre ouverte

Il y a une tache sur la fenêtre

Je vous écris depuis Düdingen, une petit village au nord de Fribourg, en Suisse. En raison du confinement nécessaire, nous avons réorganisé notre appartement pour faciliter le télétravail : mon bureau est maintenant dans une petite pièce qui servait de chambre d’ami-e-s. Plus important, il est placé devant une fenêtre. Elle ouvre sur un champs, quelques maisons, un boisé, beaucoup de ciel.
Photo d'une maison

Un confinement méditatif

J’habite dans une maison avec un jardin. Je ne travaille plus, mon mari quant à lui fait du télétravail, et mes enfants sont au Québec. Confinement privilégié, à deux. Avec la mise en place de ce confinement, j’ai l’impression d’être entrée dans un vaste espace de pratique. Être chez soi, c’est se poser.
Reproduction d'un tableau représentant un homme assis lisant dans un café

Les cafés

Une merveilleuse amie, qui fréquente assidûment les cafés parisiens, m’a permis de mener cette réflexion que je vous livre : de l’importance des cafés comme une image de la méditation. Les bistrots, les brasseries, les troquets, les rades... dans ma vingtaine, les cafés on pris une place primordiale pour mon mûrissement. Ce n’était ni chez moi, ni chez les autres : un espace neutre, ouvert, parfois chaleureux mais pas toujours, et peu importait.
Tableau de Zao Wou-Ki intitulé le vent pousse la mer

L’espace-silence de Zao Wou-Ki

« Les toiles de Zao Wou-Ki - cela se sait - ont une vertu : elles sont bénéfiques », écrit à propos du travail de son ami peintre, le poète Henri Michaux. Lues à la sortie de l’exposition qui lui est consacrée au Musée d’art moderne, jusqu’à janvier 2019, ces paroles ont en effet nommé l’expérience que m’a fait traverser la contemplation des toiles de Zao Wou-Ki, actuellement regroupées sous le titre, inspiré par un mot de Michaux : « l’espace est silence » .
Photographie de l’intérieur de la maison de campagne de Virginia Woolf.

Instants de pratique

On rentre chez soi, dans une maison silencieuse, où il n’y a personne d’autre que nous. Si on est en costume ou en tailleur, on va peut-être se changer, pour être plus à l’aise dans nos vêtements. On peut se détendre, on est seul, il n’y a personne pour nous demander quoi que ce soit, personne envers qui on se sent obligé de faire bonne figure ou de jouer son rôle de chef, de sous-chef ou de simple exécutant. Personne qui nous sollicite : « Regarde-moi papa ! » ou « Me trouves-tu belle mon chéri ? »
Gif d'une illusion d'optique

On pense souvent que je suis calme. Je ne le suis pas.

Nombre de situations dans ma vie professionnelle ou quotidienne m’inquiètent. Quand j’étais adolescent il m’arrivait de penser toute une nuit à un problème de math. Il y avait dans mes pensées des sentiments mélangés : l’idée…
Photo de Francisco Varela

Entrer dans l'espace où rien n'est séparé

« Tout esprit s'éveille dans un monde. Nous n'avons pas conçu notre monde. Nous nous trouvons simplement en lui ; nous nous éveillons à la fois à nous-mêmes et au monde que nous habitons (…) Nous nous trouvons donc dans un cercle.…