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Couverture du livre " Bardo " de Chögyam Trungpa

L'expérience du bardo

Drôle de moment que cette période de confinement. Étrange sensation que de ne pas trop savoir où je suis. Je n’ai plus mes repères habituels. Je suis chez moi dans ma maison ardéchoise, mais c’est désormais aussi mon bureau, mon lieu de travail grâce aux nouveaux outils de collaboration à distance. Il me semble que le rapport au temps a changé depuis quelques semaines. Nous sommes au mois d’avril en cette année 2020, et j’ai l’impression d’être hors du temps, immobile, comme si les horloges s’étaient arrêtées. Situation inédite, terre inconnue, projets gelés, temps suspendu.
Photo de Muse

Muse

C'est un lieu sur lequel on tombe par hasard. Je n'ai jamais rencontré personne sur ses chemins – sinon des chevreuils fuyant et des chiens de chasse ayant perdu la trace. D'après les cartes, l'endroit s'appelle Muse. C'est en pleine pente, dans une forêt oubliée. C'est une ferme – ou plutôt ça l'a été. Un peu plus haut, il y a des pâturages et quelques exploitations encore en activité.

Considérer l'élan vital comme objectif numéro un !

« Où en êtes-vous de votre élan vital ? » Voici la question que pose Marie-Pierre Dillenseger lorsque l’on vient la consulter pour des problèmes de timing ou de réalisations de projets. « Où en êtes-vous de votre élan vital, comment vous sentez-vous le matin au réveil ? »

...Et le monde est là.

En ce temps d’arrêt dans nos existences, quelque chose se montre, quelque chose se donne à nouveau : c’est le temps, le temps retrouvé. Certes, il faut travailler à distance, donner une attention soutenue aux enfants, les tâches ménagères ne disparaissent pas, mais quelque chose d’une détente du temps se donne, qui n’est plus aussi drastiquement tenu pas des impératifs d’horaires. La pratique de la méditation tient pour moi une place centrale, plus que jamais vitale.
Image du tableau de Van Gogh "L'Eglise d'Auvers-sur-Oise

Le temps de la pratique

Lors d'une soirée de pratique de bienveillance aimante, une jeune femme a remarqué qu'il lui était facile de pratiquer quand tout allait bien mais que ce n'était pas évident quand la vie présentait des difficultés. En effet, quand ça ne va pas bien, cela ressort sur le coussin. Nous pouvons difficilement l'éviter. Mais souvent, voir nos difficultés, nos angoisses et impasses favorise un état où naît de la curiosité et donc de l'ouverture.
Reproduction d'un tableau représentant un homme assis lisant dans un café

Les cafés

Une merveilleuse amie, qui fréquente assidûment les cafés parisiens, m’a permis de mener cette réflexion que je vous livre : de l’importance des cafés comme une image de la méditation. Les bistrots, les brasseries, les troquets, les rades... dans ma vingtaine, les cafés on pris une place primordiale pour mon mûrissement. Ce n’était ni chez moi, ni chez les autres : un espace neutre, ouvert, parfois chaleureux mais pas toujours, et peu importait.
Photo d'un paysage rural entièrement recouvert de neige

Bonne année !

C’est la fin d’une année et le début d’une nouvelle année. Un moment de passage, un moment pour dire au revoir à ce qui a été et pour faire de la place et accueillir ce qui sera. Un désagréable sentiment de vertige me saisit quand je me relie à ce temps qui passe. Tant d’évènements, petits et grands, sont survenus, tant de moments ont été vécus, tant de personnes ont été rencontrées ; certaines ont disparu, ou ont été effacées par la distance, et d’autres sont arrivées dans ma vie.
Photographie de la frondaison d'un arbre à la fin de l'été.

La ronde des saisons

Nagori Dernièrement, j’ai lu un livre d’une auteur japonaise intitulé Nagori. Dans ce livre, Ryoko Sekiguchi parle d’une notion propre à la culture japonaise liée à la perception du temps, le nagori ; c’est un terme qui…