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Image d'un ensemble de végétaux

Être ensemble

Retour sur Paris après plus de deux mois de confinement en Ardèche. Cela fait drôle de n’avoir vu personne, ni collègues de travail, ni amis pendant aussi longtemps. Je me rends compte à quel point ces relations me manquent. Les conférences audio sur internet, même si ce sont des outils extrêmement précieux dans une situation de confinement, laissent un goût d’incomplétude. Quelque chose fait défaut. La présence est avant tout corporelle. Les êtres humains ont besoin d’être ensemble corporellement.
Photo d'une maison

Un confinement méditatif

J’habite dans une maison avec un jardin. Je ne travaille plus, mon mari quant à lui fait du télétravail, et mes enfants sont au Québec. Confinement privilégié, à deux. Avec la mise en place de ce confinement, j’ai l’impression d’être entrée dans un vaste espace de pratique. Être chez soi, c’est se poser.
Photo d'un panneau interdisant de méditer

Se relier à notre vraie nature, l’ouverture

Le bruit extérieur s’est estompé, le chant des oiseaux du printemps vient zébrer le silence. Le tempo a ralenti, plus de petit-déjeuner avalé en vitesse, plus de cafés bus dans les embouteillages, plus non plus de sonnerie toutes les 50 minutes avec son flux d’élèves qui sortent et entrent en classe. Cela pourrait ressembler à un mois de juillet. Sauf que… … la plaine de jeux en bas de chez moi est barrée de larges bandes rouges et blanches. Et, sur les grilles, il y a maintenant un petit sigle qui interdit de méditer dans l’herbe. Il est surprenant ce sigle ! Outre le fait que je n’ai jamais vu méditer personne dans le parc où tous les chiens du quartier jouent, il ne me semble pas a priori que ce soit l’activité la plus dangereuse en termes de distanciation physique.
Image d'un portail forgé ouvrant sur un chemin à l'ambiance d'automne

Entrer pleinement sur le chemin de la méditation

À la fin du livre, « Le Procès » de Kafka est évoquée une parabole: la parabole de la loi. Il y est question d’un homme qui se présente devant la porte de la loi. Une sentinelle est là qui en garde l’entrée. L’homme demande la permission d’entrer mais la sentinelle lui répond qu’elle ne peut pas le laisser entrer maintenant. Plus tard, peut-être, mais pas maintenant. D’ailleurs, derrière cette première porte il y en a d’autres, plus difficiles encore à franchir.
Photo d'un singe dont la posture évoque le doute

Et si ce n’était finalement pas pour moi ?

Je me pose parfois trop de questions. Mais il y en a une que je n’ai jamais vraiment osé regarder en face : et si finalement méditer, ce n’était pas fait pour moi ? Je médite depuis plus de 5 ans, et petit à petit la pratique a pris de plus en plus de place dans ma vie, devenant quotidienne, et expérimentée plus lors de stages, de retraites et de séminaires. Et, bien que j’y prenne garde, elle est aussi devenue une part de l’identité à laquelle je m’accroche. Je suis «un méditant», et voilà bien une des rares choses sur lesquelles je peux m’appuyer pour me définir. Or, depuis quelques mois, ma vie a changé.
Vue de l'extérieur d'une chapelle en bois

Des lieux qui invitent à la méditation

En voyage, en vacances ou simplement en déplacement, il nous arrive de pratiquer dans des lieux incongrus où rien d'extérieur ne favorise la méditation. Je trouve cela toujours intéressant et éprouve à chaque fois à quel point la posture est précieuse car c'est elle le réceptacle de ma pratique, où que je sois. Et où que je sois, je peux m'établir en méditation tel un nomade établissant son camp. Je me rends compte aussi que méditer contribue à nouer un lien avec un lieu. Mais en tout pays, en toute ville, il est aussi possible de trouver des lieux qui invitent à la méditation.
Photographie montrant quatre femmes souriantes se tenant par le bras.

Ne pas s’isoler, entrer en relation

Une idée saugrenue... Il existe une idée assez saugrenue à propos de la méditation : celle de croire qu’on méditerait pour s’isoler quelques instants et se protéger du monde. Que la session de méditation serait un moment de calme,…